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samedi 15 août 2009

La tête hors de l'eau


Tout le monde ne se souvient sans doute pas de ce nom Greg Louganis. Pourtant, l'évocation de ce plongeur de haut vol qui se fracasse le crane dans la piscine olympique de Séoul a fait le tour du monde (voilà, je sais que vous savez qui c'est). Le même jour il remporte le concours et la médaille d'Or. C'était en 1988. A l'époque, je me souviens l'avoir pisté sur toutes les chaines de télé tellement je trouvais ce garçon beau. C'était un euphémisme, je pense qu'il était parfait (cf.photo de l'époque). Je ne savais pas qu'il était gay, pas trop que je l'étais non plus d'ailleurs (lol).

La raison pour laquelle je parle de ce sportif est qu'il est l'objet d'un article admirable dans Le Monde de ce jeudi 13 août. Dans une série consacrée aux Ex-stars du sport, M. Kessous (le journaliste) brosse donc le portrait de Louganis. Rarement j'ai été touché à ce point par ce type d'écrit journalistique. Les photos certes dont celle du Louganis actuel "Aujourd'hui la beauté a pris un peu de ventre, les joues sont moins affutées, les cheveux, couleur argent, ont poussé" mais aussi la manière de retranscrire le parcours de l'athlète et la façon dont il vit la maladie qu'est le Sida, maladie qu'il a révélée pensant avoir pu contaminer les autres plongeurs lors de son accident.

Au delà de tout ceci, c'est la réalité d'une seconde vie après le feu des projecteurs qui rend le lecteur mélancolique. Car comment passer de la gloire à l'anonymat? Comment passer d'un entraînement de forçat à "des promenades avec ses 4 chiens" ... j'avoue avoir ressenti de la tristesse pour la situation. Et somme toute, jamais le journaliste ne sous-entend que Louganis ne soit pas heureux. Il relate simlement la vie d'un plongeur qui n'a plus jamais plongé, d'un champion qui n'a pas conservé ses trophées, et sans doute la difficulté de renaître après tout ça, d'autant plus quand on a vécu une enfance faite de violence, viol, racisme ...

Aujourd'hui Louganis est donc comédien, dresseur de chiens, militant etc ... mais si l'on doit retenir deux mots, je dirais simplement qu'il est humain et vivant. Je ne résiste pas à citer de nouveau l'article qui décrit le sportif au temps de sa gloire:
"Greg Louganis était une oeuvre d'art à la peau bronzée, au sourire immuable. Une merveille au talent insolent, au point que ses adversaires, impuissants, ne pouvaient que capituler face à ce monstre de beauté ... Du haut des tremplns olympiques ... la perfection s'appelait alors Louganis"
Le titre "La tête hors de l'eau" et les citations sont extraites de l'article de Mustapha Kessous (c) Le Monde - Jeudi 13 août 2009 "Portraits d'Eté" (j'ai utilisé ce titre car je n'en trouve simplement pas de meilleur)

dimanche 19 avril 2009

Persepolis

J'ai déjà parlé ici de l'admirable travail de Marjane Satrapi et de son Poulet aux prunes. Il était donc évident que je cède à la tentation de l'oeuvre majeure de MS à savoir Persepolis. J'en attendais beaucoup. D'abord parce que j'avais adoré ce que j'avais lu d'elle mais aussi parce que la critique était unanime quant à la qualité de l'ouvrage.

Sur le dessin rien à redire, on aime ou pas. Moi j'adore ce trait simple et pas forcément très précis. Mais tellement expressif. Par contre, j'ai (un peu) eu du mal à rentrer dans l'histoire. Sans doute l'ai-je commencée à un moment un peu difficile mais quand même. Cependant, une fois entré dans l'ambiance le livre est à la hauteur du précédent.

Marjane Satrapi nous conte donc en BD sa vie, depuis sa plus tendre enfance sous le régime du Shah d'Iran puis la révolution islamique, ses études en Europe, son émancipation, sa révole quotidienne contre le non sens des règles du régime mais aussi plus tendrement sa vie au milieu des femmes telles que ses amies, sa mère, sa grand mère. Et la restitution de ses souvenirs y compris de sa naïveté d'enfant est extrêmement intelligente et touchante. On y aborde certes des problèmes graves tels que les droits de la femme ou les libertés individuelles, mais jamais on ne sombre dans l'instruction à charge contre le régime ni même le misérabilisme. Marjane Satrapi sait trop bien que le problème de cette région du monde est bien plus complexe qu'une simple idéologie, et cela transpire dans son récit.
Au final, une oeuvre intelligente, instructive, pleine de tendresse et qui mène à la réflexion. Bref à ne pas manquer pour qui aime le genre.

Marjane Satrapi - Persepolis

lundi 23 mars 2009

Un garçon parfait


Un livre qui m'a été offert par Chris à Noël. Je ne connaissais ni l'auteur ni même le sujet du livre qui pourtant avait reçu le Femina étranger (en même temps les prix littéraires n'ont de valeur que pour les éditeurs qui vendent les lauréats! ). Voilà donc une bien jolie histoire. Alors soyons clair, celle-ci ne m'a pas apporté la jouissance passionnelle et triste que j'ai pu ressentir avec le livre de Philippe Besson. Mais Alain Claude Sulzer (et son traducteur puisque le livre a été écrit en allemand!) a une manière bien agréable de raconter les choses. De la vraie écriture narrative, une ambiance calme dans l'Europe qui gronde, une mélancolie impalpable, une histoire d'amour. Celle d'Ernest employé dans un grand hotel en Suisse, à l'aube de la seconde guerre mondiale. Il y rencontre Jacob, venu y travailler. Et il va en tomber éperdument amoureux. Le livre ne raconte rien d'autre que cela. La douleur intense ressentie par Ernest pour cet homme qu'il ne possèdera jamais tout à fait. Douleur car il sait que les moments de bonheur son ephémères. Il le perdra au profit d'un homme plus âgé qui lui aussi se consumera d'amour pour Jacob et ne le possèdera que parce qu'il le paie, l'embauche, le protège. Le seul qu'on ne décrit jamais vraiment dans ce roman c'est Jacob, pourtant la pièce centrale de l'histoire, celui pour lequel on se damne. Sans doute parce qu'il est insondable et finalement pas responsable de l'émoi qu'il fait naitre, c'est ce que j'ai ressenti en lisant le livre.
Finalement la passion est douloureuse et destructrice. Passés les moments de fusion totale que nous connaissons tous (ou que je souhaite à chacun de connaître), la douleur du manque non partagé finit toujours par s'installer, et pour longtemps, jusqu'à l'issue fatale de la relation.

Alain Claude Sulzer - Un garçon parfait

dimanche 1 mars 2009

Un homme accidentel


Un livre qui me donne des frissons d'envie, d'avidité de la page suivante, de ceux dont on souhaite qu'il provoque la même chose pour encore quelques milliers de pages. Je l'ai commencé hier soir, j'y ai passé une partie de la nuit et je pense que je l'aurai fini très vite.
Histoire d'une rencontre, celle d'un policier de Los Angeles, 30 ans marié et heureux en ménage et dans sa vie avec un acteur, star de Hollywood de 24 ans à l'occasion d'une enquête sur la mort d'un jeune prostitué. Rencontre qui se transforme en cette chose qui ne se prévoit pas, ne se contrôle pas, mais rapproche deux êtres dans cette sorte de violence amoureuse inexpliquable. Après quelques pages, on sent "qu'il va se passer quelque chose" et l'on sait aussi que ce sera furtif, triste et douloureux. Le titre d'ailleurs m'a interpellé. Cela fait resurgir des rencontres brèves, mais magiques, qu'on sait sans futur mais qu'on veut vivre parce qu'elles sont de celles qui changent la vie, qui nous font espérer en l'avenir et remplissent nos mémoires.
Je n'ai pas encore terminé le livre mais peu importe, je sais que ce sera une de mes grandes découvertes depuis un très long moment. Et m'encourage à explorer un peu le reste de l'oeuvre de Besson, écrivain qui parvient ici à exprimer la saveur particulière de la relation amoureuse, notamment celle que l'on sait d'avance vouée à l'échec.


Philippe Besson - Un homme accidentel

lundi 23 février 2009

Le Réseau Corneille

J'ai déjà dit quelle passion je porte aux bouquins de Ken Follett. Je persiste et signe. Avant d'entamer le pavé qu'il vient de publier et qui fait suite aux mémorables "Piliers de la terre" je lis Le Reseau Corneille qui dormait sur une étagère de ma bibliothèque depuis trop longtemps.

Cela se passe comme souvent chez Follett au cours de la seconde guerre mondiale. Et ça raconte cette fois l'histoire d'une équipe de femmes envoyées depuis Londres en France afin de faire exploser un centre de télecommunications allemand en vue de désorganiser les nazis avant le débarquement allié de 1944. Comme toujours, la trame est simple. Et comme toujours, la psychologie et l'intelligence des personnages (mon préféré étant de loin l'officier allemand Dieter qu'on se prend à aimer malgré sa cruauté et la description réalistes des tortures infligées à ses prisonniers) de même que la remarquable maîtrise historique et le rythme de l'histoire fait qu'on ne peut pas lâcher le bouquin. Un must have pour ceux qui aiment le genre.

Ken Follett - Le Réseau Corneille

mercredi 18 février 2009

Dantès

Le nom de la série est en soi très parlant.


Voilà en effet une BD qui revisite avec beaucoup de réussite le célèbre Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, qui est par ailleurs LE livre qui me laisse des souvenirs délicieux, celui pour lequel on se réveille la nuit et accessoirement le seul livre que mon père m'ait jamais offert directement (3 tomes en édition poche que je possède toujours).

Le mythe de Monte-Cristo avec ses trahisons, ses coups bas et sa vengeance. Malheureusement on n'en connait pas la conclusion car la série n'est pas terminée (enfin si un peu quand même hein? ;-) ), seuls les deux premiers tomes sont pour le moment disponibles.

Ici le héros est un trader qu'on accuse (injustement, c'est bien là l'histoire) d'avoir commis des opérations bancaires illégales. Il se retrouve en prison suite à la faillite retentissante de sa banque (qui brûlera ensuite tout comme le Crédit Lyonnais en son temps!) où il rencontre celui qui l'aidera à préparer sa vengeance ... tata tata tata on en sait pas (beaucoup) plus. Sans doute mon côté "défenseur de la veuve et de l'orphelin" et doux rêveur me fait-il aimer ce genre de BD. Et en même temps, je la trouve très moderne, crédible et les nombreux clins d'oeil au chef d'oeuvre de Dumas en font un plagiat plus qu'acceptable qui donne envie de se prendre au jeu. Vivement la suite.

lundi 16 février 2009

Miss Come Back

Il semble que j'ai pas mal de temps pour lire en ce moment ...

Mon nouveau maître à penser bédé-esque s'appelle Hugues Barthe. J'en ai déjà parlé pour ses ouvrages Dans la peau d'un jeune homo et Bienvenue dans le Marais . En cherchant ses autres bouquins (c'est pas facile de trouver des choses éditées "confidentiellement") je suis tombé sur ... l'auteur lui-même qui vend sur un site dédié. Alors naturellement je lui ai envoyé un petit mot et j'ai reçu en retour un chouette message qui m'a mis de bien bonne humeur. Autant que la dédicace qu'il a jointe à son colis, bien sympa elle aussi. Voilà pour l'anecdote. Je l'ai même invité à me contacter si d'aventure il passe près de chez moi. A suivre qui sait si j'aurais le loisir de lui faire parapher un de ses bouquins.


Miss Come back est l'histoire d'une chanteuse "sur le retour" que son manager essaie de relancer en la mettant à la Une de l'actu. Comment? En lui faisant raconter aux médias sa vie avec son fils ... gay. Le procédé consistant à rappeler au bon souvenir d'un lointain public une de ses anciennes stars par une histoire n'ayant rien à voir avec le talent de la dite star et abondamment utilisé par la presse people est ici présenté avec le cynisme juste nécessaire. Le vrai fils gay sera d'ailleurs remplacé par un faux fils (gay aussi) mais plus "présentable" et médiatique.

C'est drôle, bien dessiné, cynique (bis) à souhait et plein de légèreté. Décidément je l'aime bien Hugues.

Hugues Barthe - Miss come back

lundi 2 février 2009

Les ensembles contraires


Il y a des découvertes pour lesquelles on remercie le ciel. Et quand ce sont des cadeaux, on en reste émotionnellement touché pendant longtemps. Parce que le geste s'associe à un sentiment, l'objet se lie à une personne, les histoires s'entremêlent et se confondent.
J'ai donc reçu ce livre pour mon trente et quelquième anniversaire l'année passée, de la part de Co'. Qui sait toujours choisir les choses avec une grande finesse (sous-entendu pas comme moi lol) tout en prétendant "ne rien y connaître" -moi non plus, avant d'avoir lu ... je n'y connais rien ;-) -. Je l'avais laissé un peu de côté, non pas par manque d'envie mais une simple gestion des priorités de lecture et du temps. J'en achète plus que je n'en lis alors forcément, ça traîne ...
Ce week-end je l'ai entamé et immédiatement, j'ai su que ce serait une belle découverte. Et je n'ai pas été déçu.
Cette BD imposante (200 pages quand même) et d'une finition remarquable raconte donc l'histoire d'une rencontre. J'allais dire "pour une fois on ne parle ni d'amour ni de sexe" et ce n'est pas tout à fait vrai. On y raconte la rencontre entre les deux auteurs de ce livre (autobiographique donc, ce qui fait la force du livre) qui devient une formidable histoire d'amitié, si forte que je voudrais écrire histoire d'amour. Mais on peut pas hein? C'est entre deux garçons (horreur! malheur!) et en plus ils couchent (même pas) ensemble (savent pas ce qu'ils perdent). Non ce sont deux jeunes garçons (hétéros donc) que l'on suit au travers de leurs histoires respectives mais surtout de la formidable amitié qui les lie, celle qui pardonne tout, qui accepte toutes les concessions, qui survit à tout et qui est réciproque. Celle dont on rêve tous mais que peu rencontreront. Le tout est raconté et dessiné de manière admirable. Bref c'est un vrai "presque chef d'oeuvre" de la BD dont je parle. Et la bonne nouvelle? C'est qu'une suite est prévue ;-) Un must.
Les ensembles contraires : Première partie

vendredi 30 janvier 2009

Le Journal de Fabrice Neaud


J'avais souvent entendu parler de ce journal présenté sous forme de BD mais n'avais même pas eu l'occasion de le feuilleter. Et pour cause, c'est assez difficile à trouver, l'éditeur étant de taille modeste et les exemplaires en circulation peu nombreux voire inexistants.

J'ai néanmoins acheté les deux premiers tomes d'occasion, pour un prix dérisoire. D'ailleurs si quelqu'un voit le tome 3 disponible ... je meurs d'impatience de le lire même si j'ai vu qu'une nouvelle édition était prévue cette année (j'attends la réponse au mail que j'ai envoyé à l'éditeur et à Amazon :-) )

J'ai pris une vraie claque en lisant ceci. L'auteur est homo (oui je sais je suis monocentré) et se raconte tel qu'on le ferait dans un journal mais en y ajoutant le dessin qui donne une belle intensité aux propos. Il y a du texte, le dessin est de type "encre de chine" en noir et blanc mais la grande simplicité de l'oeuvre lui apporte une épaisseur sans commune mesure. C'est noir, teinté de mélancolie et d'impression de vie ratée mais c'est beau et profond. Ce qui fait la différence entre un écrivain et quelqu'un qui écrit c'est bien la façon de faire passer les sentiments. Et ici on est face à une véritable réussite. J'ose d'ailleurs ajouter que les dessins n'apportent pas grand chose à l'oeuvre. Enfin, si ils permettent à Neaud de dessiner ses fantasmes masculins et d'innombrables portraits de ses amoureux. Mais bien que de grande qualité, ils ne sont que pretextes à l'écriture. La qualité de l'oeuvre c'est bien entendu le rendu de la tourmente dans laquelle le "héros" se trouve, son questionnement continuel, la douleur lancinante qu'il ressent à chaque instant, ses problèmes existentiels ... bref ce qui participe à notre différence.

Le journal de Fabrice Neaud

samedi 24 janvier 2009

La Reine Margot



Une des plus célèbres figures de l'Histoire de France Marguerite de Valois (que l'on connait bien sous le nom de Reine Margot et sous les traits d'Adjani dans le film du même nom) fait l'objet d'une très belle série de BD.
3 volumes dont je viens de terminer le dernier et qui content l'histoire de Margot épouse du roi de Navarre.
La BD a la noirceur qui sied à cette page terrible de l'histoire. Les luttes religieuses et de pouvoir, de même que le libertinage excessif y sont racontés avec beaucoup de crédibilité et de justesse. Et une bonne manière de raffraîchir ses connaissances parfois ... lointaines :-s

On se demande quand même ce qu'ils faisaient à part comploter, faire la guerre et coucher avec tout ce qui bouge ;-)
Pour ceux qui aiment l'histoire et la BD, aucun de doute, c'est à se procurer!
La Reine Margot

lundi 29 décembre 2008

Bienvenue dans le Marais

Hugo, le jeune homo découvert dans le premier tome de cette série a bien grandi. Il a 20 ans et part faire ses études à Paris. Paris, la ville des tentations pour le jeune gay provincial qu'il est. Grâce à son cousin chez qui il loge il découvrira le monde (fascinant ;-) ) des saunas, backrooms et autres petites choses qui font que les homos ont une vie distrayante (comparé aux hétéros soit dit en passant :p )


Le style de Hugues Barthe est toujours aussi convaincant et la "connaissance" de la chose est indéniable. Je suis intimement persuadé que tous ceux qui ont vécu l'une ou l'autre des situations s'y retrouvent (notamment l'énumération des rencontres un peu bizarres et fantasmes spéciaux auxquels nous avons tous été confrontés qui m'ont bien fait rire :o) ). Néanmoins , je reste un peu sur ma faim comparé au tome 1. L'absence de fraîcheur liée aux émois et questionnements adolescents y est sans doute pour quelque chose.
Et finalement loin de constituer une énumération fastidieuse de clichés et portraits types, il faut bien reconnaître que le livre reflète assez parfaitement le microcosme gay que nous fréquentons chaque jour ...

Hugues Barthe - Bienvenue dans le Marais

samedi 20 décembre 2008

Le retour à la terre T5 - les révolutions


Un nouvel album de Manu Larcenet est forcément un événement. Ce dessinateur est un génie. Avec son complice Ferri ils ont l'art de faire passer une vraie émotion, ce petit quelque chose indéfinissable, la vraie marque de fabrique de la série Le retour à la terre.

Dans ce nouveau tome, manu regarde grandir sa fille qui commence à parler (j'adore la planche de dialogue avec Madame Mortemont :-) ), construit une chatière (hilarant) et reçoit son ami Ferri chez lui à la campagne. Bref un nouvel épisode qui n'a rien à envier aux précédents, la même tendresse et une fine analyse de la société et de soi. Indispensable aux fans et aux autres.

Le retour à la terre, Tome 5 : Les Révolutions

jeudi 11 décembre 2008

Alex et la vie d'après


Une double bonne nouvelle. Une BD "intelligente" et gratuite. Intelligente et écrite sur commande pour l'association belge exaequo par un scénariste belge Thierry Robberecht et un auteur français, l'excellentissime Fabrice Neaud. Celui-ci s'était fait remarquer en publiant son "journal" sous forme de BD, une première qui lui a valu tous les honneurs de la critique (que je n'ai pas lu personnellement mais je compte en faire l'acquisition très prochainement, c'est presque en commande ;-) ).

La BD est téléchargeable gratuitement sur le site de l'association (il suffit de cliquer).

C'est instructif, bien écrit et dessiné, touchant et vrai.

Voici le pitch de la BD, je n'en dis pas plus
Alex est un jeune homosexuel. Suite à un rapport sexuel à risque, il découvre sa séropositivité. Cette nouvelle va bouleverser sa vie…. Sa rencontre avec différents personnages va lui permettre, malgré des moments de désespoir, de trouver une nouvelle façon d’envisager l’avenir.

samedi 6 décembre 2008

Où on va, papa?


Je ne regarde ordinairement les prix littéraires que du coin de l'oeil, laissant aux autres le loisir d'acheter chaque année le Goncourt ou l'Interallié, tellement je trouve écoeurant le marketing autour de ces livres (rien à voir avec la qualité des ouvrages bien entendu). Au mieux acheté-je l'un d'eux pour mon père s'il montre de l'intérêt pour l'une de ces lectures.
Je viens de faire une exception pour le Prix Femina de cette année, au vu du buzz assez phénoménal que ce bouquin a créé, et notamment les commentaires plus que positifs entendus dans mon entourage proche.
Jean-Louis Fournier est un auteur prolixe. Je pense avoir lu quelque chose de lui il y a quelques années. Mais celui-ci est tout simplement admirable.
Ca parle de quoi? JLF a eu trois enfants dont les deux premiers sont handicapés. Et ce livre est une lettre à ses deux fils, lettre qu'ils ne liront jamais, le premier étant décédé et le second dans une institution spécialisée "avec un cerveau de paille".
Tout au long de la lecture (au plus 3 heures, j'ai terminé à deux heures du matin parce que c'est un bouquin qu'on ne lâche pas) j'ai été partagé entre plusieurs sentiments. La révolte contre l'injustice d'avoir deux enfants handicapés, l'admiration pour ce père qui a dû et doit encore porter ce fardeau, l'amusement du "politiquement incorrect" qui effleure parfois le discours et finalement l'affection qu'on ressent pour JLF et ses enfants. Parce que la totalité du livre n'est qu'un immense cri d'amour pour ces enfants qui jamais ne le comprendront ni ne le rendront à leur père. Je trouve aussi admirable le détachement dont il fait preuve pour refuser la condescendance et la pitié. Et forcer les autres à ne pas rester indifférent à cela.
Parce que nous sommes tous les mêmes. Nous avons peur de la différence. Et commencer toutes ses phrases par le mot tolérance n'est que le symptôme d'une intolérance profonde "Il est handicapé/noir/pédé mais je l'aime bien" est finalement le début de la discrimination. Et Jean-Louis Fournier ne dit rien d'autre avec tout le talent dont il se révèle capable.

Où on va papa ? - Jean-Louis Fournier

jeudi 27 novembre 2008

Ken je t'aime

En voilà une déclaration.
Elle s'adresse à un auteur que je lis depuis toujours, enfin peut être pas toujours mais trèèèèès longtemps, depuis que j'achète des livres je crois. Je ne sais pas combien de bouquins ni de pages l'énergumène a écrit mais j'ai TOUT lu . J'ai toujours aimé lire mais je me demande si ce n'est pas l'objet que je trouve jouissif plutôt que son contenu. Je n'emprunte pas les livres, je les achète, et ne les prête jamais ou presque ...
En ce moment je lis donc un roman de Ken Follett et j'adore. Cet auteur a le don de me faire revenir aux livres chaque fois que je les délaisse trop longtemps. Il suffit que je lise quelques pages et la magie opére, je suis prêt à dévorer la suite, et tout ce qui me tombera sous la main par la suite.
J'ai d'ailleurs tellement conseillé cet auteur que tous mes amis, famille et connaissances diverses ont lu. Et aimé. Je ne connais personne par exemple qui puisse dénigrer le chef d'oeuvre qu'est "Les Piliers de la Terre". Un ouvrage magistral (1300 pages quand même) mais une lecture qui devrait être rendue obligatoire.
Je suis tellement accro à cet auteur que je me suis déjà demandé ce qu'il se passera à sa mort, lorsqu'on attendra plus de nouvel opus à venir ....

lundi 24 novembre 2008

How go you? By foot!


Après les aventures jouissives de Robert ayant acheté un téléphone portable, que pouvait-il se passer dans la vie des Bidochons? Les voilà ... internautes. Le 19ème album de la série vient de sortir et c'est à mon avis l'un des plus réussis, digne des meilleurs tomes de la saga. Certes je suis un fan conquis et donc jamais déçu. Mais celui-ci est quand même de haut vol. Robert qui surfe, envoie des mails (à mourir de rire) attrape un virus et répond aux vendeurs chinois de sacs Vuiton!
Et tu connais un pharmacien américain toi?
Bref pour les fans et les autres, rien à ajouter sauf qu'il faut absolument acquérir cet album !!

dimanche 2 novembre 2008

Dans la peau d'un jeune homo

Ce livre n'est pas une vraie Bande Dessinée, je le qualifierais plutôt de "réflexion mise en dessin".
L'auteur Hugues Barthe dit avoir eu l'idée de ce livre lorsqu'il a eu connaissance des statistiques de tentatives de suicide chez les adolescents, ces dernières étant nettement plus nombreuses chez les homos que chez les hétéros. Et d'en conclure très vite que ce n'est pas l'homosexualité qui en est la cause mais bien l'homophobie...
On trouvera donc un grand nombre de situations que nous avons TOUS (enfin les pédés :o) ) vécues lorsque nous étions ados ou jeunes adultes. Le fantasme, l'attirance du mâle, l'insulte gratuite, les vestiaires du cours de sport (hum), la bonne copine, les questions relatives au coming out etc....
Bref c'est criant de vérité, touchant et extrêment juste. L'auteur sait bien de quoi il parle à l'évidence ;-). je recommande également la lecture de son blog notamment la page d'accueil très drôle en hommage/référence à Marjane Satrapi (dont j'ai parlé ici). Et si j'ose le dire, je trouve moi aussi qu'il ya des similitudes dans le dessin ^^
A se procurer d'urgence !!

mardi 12 août 2008

Poulet aux prunes


Une BD qui se déguste.
J'avais entendu beaucoup de bien sur Marjane Satrapi, une scénariste iranienne qui écrit et dessine en noir et blanc. Je sais à présent pourquoi.
Voilà un conte tout à fait original sur un musicien qui, ayant cassé son instrument favori et ne réussissant à le remplacer, décide de se laisser mourir.
Au delà de la fable, de la relation entre l'artiste et son instrument, on est plongé dans l'émotion tout au long de ce livre. Il est assez rare que la Bande Dessinée y parvienne à ce point. On n'oubliera pas l'évocation des événements politiques en Iran à la fin des années 80 qui participent au réalisme de l'histoire. A se procurer d'urgence !

samedi 2 août 2008

Le Combat Ordinaire Tome 4

Quatrième (et dernier) tome de cette série de l'excellentissime Manu Larcenet. "Planter des clous" en est le titre. Manu est devenu papa tandis que le chantier naval où son père a travaillé ferme et licencie ainsi ses ouvriers. Une histoire banale certes (enfin disons que nous pourrions tous avoir la même famille, les mêmes soucis...) mais c'est cela qui la rend extrèmement attachante, criante de vérité. On est parfois triste ou ému mais ce qui ressort le plus est la grande tendresse que l'on ressent pour Manu et sa famille.
L'occasion de relire l'entièreté de la série ou de se la procurer d'urgence pour ceux qui ne l'ont pas encore ;-)

lundi 12 mai 2008

Elysée République

Voilà un sujet peu banal en BD : les dessous de la politique française. Coup bas, révélations à la presse, lourds secrets et stratégies électorales, voilà tout ce que l'on côtoie tout au long de cette nouvelle série Elysée République (2 tomes parus) très réaliste (enfin nouvelle pour moi, le premier tome étant paru en 2007, année ... des élections ;-) ). Les fans retrouveront un goût de Largo Winch dans le caractère du personnage principal Constant Kérel et le rythme assez haletant de l'histoire.
Ajoutons que le dessin est précis et très agréable et l'on obtient une BD que je recommande chaudement à tous les amateurs du genre!