mercredi 25 février 2009

Jeune diplômé en solde


Personne n'a pu échapper au barouf médiatique autour de cette affaire. Pour résumer, un jeune diplômé s'est mis en vente sur eBay afin de "protester" contre sa non-embauche après 300 candidatures envoyées en 6 mois et une vingtaine d'entretiens plus infructueux les uns que les autres. Plus de 12.000 visites sur le site, une enchère de 10 millions d'Euros ce soir...
Cet après-midi, les médias étaient sur l'esplanade de la Défense pour voir le jeune homme faire son show. Habile, celui-ci avait balancé une dépêche AFP et a réussi à faire courir toutes les télés et radios. TF1 lui a d'ailleurs fait l'honneur de son 20 Heures. Et ô surprise Martin Hirsch pas ministre mais presque est venu le voir et lui a proposé un contrat de 3 mois pour "réfléchir au problème" et "proposer des solutions pour venir en aide à ceux qui sont dans la même situation que lui".
Je reste très dubitatif sur la chose. Tout d'abord, ce n'est pas un cas isolé, des candidats qui louent des panneaux 4*3 ou achètent des mot-clés dans Google, il y en a tous les jours. Ensuite, crise ou pas, force est de constater que si ce candidat était aussi brillant qu'il le prétend, il aurait suscité l'intérêt d'au moins un des 20 recruteurs qu'il a rencontrés non? Parce que même en ce moment, on embauche encore. En 1993, une des précédentes "grandes" crises avec chômage et tout et tout, le petit OL terminait ses études et a galéré 3 ans en petits boulots avant de décrocher LE poste de cadre dont il rêvait. J'étais sans doute pas brillant et tout à fait incapable de me projeter dans le monde du travail, donc inembauchable. Je ne l'ai su qu'après. Et pourtant je pensais que les employeurs avaient tort de se priver de mon talent ...
Aujourd'hui je recrute (beaucoup) et des "ventes ebay" j'en rencontre par grappes tous aussi imbus de leur personne que celui-ci, persuadés qu'un diplôme BAC+5 doit leur ouvrir toutes les portes alors qu'ils ne savent RIEN, ils ne sont que des produits formatés de l'école dont ils sont issus, plein de suffisance et de fierté mal placée.
Mais dans tout ceci, je pardonne la naïveté du chercheur d'emploi, il apprendra et montrera la vidéo sur YouTube à ses enfants. C'est la réponse des "autorités" qui me choque. On lui offre un "CDD de fonctionnaire de 3 mois" qui ressemble à de la charité plus qu'à autre chose, à la tentation du ministre de passer à la télé avec une offre généreuse. Parce que je ne peux pas penser qu'il ait besoin de cet insignifiant pour "réfléchir". Pourquoi pas plutôt un cours d'anglais ou de chinois? Une formation en informatique? (Pas en marketing, je jeune ambitieux connait). Parce que Monsieur le Presque Ministre, je trouve votre prestation pitoyable, indigne "d'un pays en crise" et jouer à ces jeux médiatiques en dit long sur votre totale incapacité à regarder la situation en face. D'ailleurs vous pouvez retourner sur eBay dès à présent, j'ai déjà repéré plusieurs imitateurs qui n'attendent que votre visite ... Et si vous avez un peu de temps, les chiffres donnent 90.000 nouveaux chômeurs le mois dernier. Cheer-up !!

mardi 24 février 2009

Ca consulte chez Com.com


Chez Com.com on a plein d'idées. Mais pas assez. Alors on consulte, des consultants. Ils sont généralement assez vieux, à côté de la plaque dans leur mode de fonctionnement et leurs connaissances, se croient chez eux parce qu'ils consultent depuis 15 ans. Et parfois incapables. Mais il faut pas le dire. Sinon ils rapportent et gare à nos fesses. D'autant qu'on les écoute plus que nous, normal on les paye pour nous dire. Quoi? ça reste à définir.
Des consultants on en a pour plein de trucs. Mais les mieux font de la STRA-TE-GIE. C'est bien ça la stratégie.

Chaque fois qu'on parle d'un truc bancale ou incompréhensible, on nous répond "tss tss tu peux pas comprendre" ou alors "c'est pas un hasard, c'est le résultat de la stratégie qu'on a mise en place il y a 15 ans". Oui je veux bien. Mais bon. J'oubliais, je peux pas comprendre.
Non parce que non seulement je comprends pas, mais je sais pas faire non plus. Donc ceux que je consulte m'expliquent comment faire ce que je les paye à faire. Mais c'est normal. Ils donnent l'input stratégique, ont des compétences que je n'ai pas. Ils ne sont pas là pour rentrer dans le détail. Et aussi certains sont les amis persos des grands manitous. Ca aide, c'est certain. Dans la stratégie je veux dire. Loin de moi de penser que ça pourrait leur permettre de continuer à facturer apporter leurs compétences malgré les sévères lacunes et défaillances qu'ils pourraient présenter. Ah ça non, et si je mens je vais en enfer.

lundi 23 février 2009

Le Réseau Corneille

J'ai déjà dit quelle passion je porte aux bouquins de Ken Follett. Je persiste et signe. Avant d'entamer le pavé qu'il vient de publier et qui fait suite aux mémorables "Piliers de la terre" je lis Le Reseau Corneille qui dormait sur une étagère de ma bibliothèque depuis trop longtemps.

Cela se passe comme souvent chez Follett au cours de la seconde guerre mondiale. Et ça raconte cette fois l'histoire d'une équipe de femmes envoyées depuis Londres en France afin de faire exploser un centre de télecommunications allemand en vue de désorganiser les nazis avant le débarquement allié de 1944. Comme toujours, la trame est simple. Et comme toujours, la psychologie et l'intelligence des personnages (mon préféré étant de loin l'officier allemand Dieter qu'on se prend à aimer malgré sa cruauté et la description réalistes des tortures infligées à ses prisonniers) de même que la remarquable maîtrise historique et le rythme de l'histoire fait qu'on ne peut pas lâcher le bouquin. Un must have pour ceux qui aiment le genre.

Ken Follett - Le Réseau Corneille

dimanche 22 février 2009

Ride on time



En rentrant ce soir, je suis tombé à la radio sur ce titre qui m'a instantanément ramené à mes 20 ans (je mets la vidéo de l'innénarable Black Box pour ceux qui n'étaient pas nés ;o) ). Que ça semble lointain... Je me suis souvenu de cette époque. J'étais très amoureux d'une certaine Marie-Christine (fermez la bouche c'est quand même pas si exceptionnel que ça!). Ouais c'est elle qui m'a déniaisé et contrairement à beaucoup de mes congénères, je peux dire que j'ai couché avec des filles. Hé ouais m'sieurs dames. Enfin des c'est deux (et en même temps deux c'est des) et une troisième avec qui j'ai dû avoir l'une ou l'autre séance d'attouchements un peu pressants. C'était donc ma première vie. Pfiouuuu.
Je rentrais justement de chez R et L un couple (de mecs) avec qui je venais de passer un moment très chaud sympa. Ils sont tous deux environ de mon âge et vivent ensemble depuis 12 ans dont 4 de mariage (dans une maison de 600m² qui est sans doute la plus belle qu'il m'a été donné de voir ici ...). Et forcément, je me demande ce que j'ai bien pu faire moi, au cours de ces 12 dernières années... Enfin si je sais. J'ai pas mal cherché, peu trouvé enfin si mais finalement perdu puis cru retrouver d'innombrables fois ce qui n'était finalement pas disponible. Donc forcément cela forge une carapace et l'on devient imperméable à tous les signes émanant du monde extérieur. Ou alors on se force à ne pas les voir, de peur de les comprendre.
Si j'étais naïf ou stupide, je serais rentré ce soir plein d'espoirs, tant le feeling avec L fut bon et grandiose. Son allure, son regard, son corps, son discours, tout me parle ou plutôt m'appelle. Et comme je suis prétentieux, je pense que c'est réciproque. Las, je ne suis pas une vilaine briseuse de ménage. Dommage d'ailleurs ...

vendredi 20 février 2009

Blocage(s)

Ce doit être la proximité du printemps. Où que je me tourne ces jours-ci, je me trouve en présence de couples qui se forment. Et notamment dans mon cercle restreint, surtout pédéesque s'entend. Bon, je suis bien content pour eux, là n'est pas le problème bien évidemment (même si je demande à voir quelle sera la situation dans quelques semaines :o) ). Ce serait plutôt mon propre cas qui m'inquiète.
Parce que si je regarde bien et malgré les innombrables rencontres des derniers mois, finissant autour d'un verre ou ailleurs, je ne vois pas l'ombre d'un début de commencement d'un intérêt d'aucune part ...
Alors je m'interroge. Est-ce que réellement je n'intéresse personne? (possible) personne ne m'intéresse (probable) ou cette partie de mon cerveau est sur OFF ... Je suis conscient d'être extrêmement difficile en ce qui concerne les mecs. Physiquement bien entendu mais aussi sur ce qu'ils font, disent, regardent, aiment, lisent, où ils habitent et la marque de leur shampooing. Mais tout de même, cela n'explique pas tout. J'en ai rencontré qui me plaisaient, étaient libres, charmants et avec une bibliothèque composée par autre chose que France Football. Donc je bloque sur la chose, il n'y a pas d'autre explication possible. Ou j'ai peur. Ou les deux, l'un entraînant sans doute l'autre. D'ailleurs je me rends compte que je fuis ceux qui souhaitent me rencontrer pour autre chose qu'une session hygiénique et c'est un signe qui ne trompe pas. Fuck.

mercredi 18 février 2009

Dantès

Le nom de la série est en soi très parlant.


Voilà en effet une BD qui revisite avec beaucoup de réussite le célèbre Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, qui est par ailleurs LE livre qui me laisse des souvenirs délicieux, celui pour lequel on se réveille la nuit et accessoirement le seul livre que mon père m'ait jamais offert directement (3 tomes en édition poche que je possède toujours).

Le mythe de Monte-Cristo avec ses trahisons, ses coups bas et sa vengeance. Malheureusement on n'en connait pas la conclusion car la série n'est pas terminée (enfin si un peu quand même hein? ;-) ), seuls les deux premiers tomes sont pour le moment disponibles.

Ici le héros est un trader qu'on accuse (injustement, c'est bien là l'histoire) d'avoir commis des opérations bancaires illégales. Il se retrouve en prison suite à la faillite retentissante de sa banque (qui brûlera ensuite tout comme le Crédit Lyonnais en son temps!) où il rencontre celui qui l'aidera à préparer sa vengeance ... tata tata tata on en sait pas (beaucoup) plus. Sans doute mon côté "défenseur de la veuve et de l'orphelin" et doux rêveur me fait-il aimer ce genre de BD. Et en même temps, je la trouve très moderne, crédible et les nombreux clins d'oeil au chef d'oeuvre de Dumas en font un plagiat plus qu'acceptable qui donne envie de se prendre au jeu. Vivement la suite.

Amertume

Je n'arrive pas à me défaire de ce sentiment qui pourtant ne devrait pas me perturber à ce point, et ne me ressemble somme toute pas. Sans doute la période d'instabilité que je vis à tout point de vue y est-elle pour quelque chose. Mais quand même. L'introspection est nécessaire.

D'abord j'ai essayé d'en comprendre les raisons. Le premier mot qui me vint à l'esprit fut jalousie. Oui parce que le garçon m'a quand même, pendant un moment, intrigué. Mais non, cela fait très longtemps que j'ai glissé vers quelque chose de différent. Et certains des défauts apparents ou découverts, seraient rédhibitoires dans une relation autre qu'amicale. Envie peut-être. Mais là encore, ai-je vraiment envie de ça? La réponse n'est pas forcément très claire. Mais une chose est sûre, ce ne peut être ce qui détermine mon sentiment.

Reste la peur. Alors oui je pense que c'est cela. En fait, les similitudes dans nos parcours privés m'ont très certainement rassuré pendant un temps. Et là c'est comme s'il avait mis un soudain coup d'accelérateur, me laissant sur place face à mes propres échecs, mon instabilité, l'absence d'une quelconque consolidation dans ma vie, d'un but autre que celui de la journée qui passe. Alors forcément, s'agissant d'un compagnon d'infortune, ça marque davantage. Et il était vain et naïf de penser que le parallélisme autoroutier de nos chemins ne serait pas remis en question par le brusque tournant que l'un des deux ne manquerait pas de prendre à la première occasion. Et cette indépendance inattendue me laisse dans un état de panique qu'il va bien falloir dompter.

Il est de temps de regarder le monde qui nous entoure.

lundi 16 février 2009

Miss Come Back

Il semble que j'ai pas mal de temps pour lire en ce moment ...

Mon nouveau maître à penser bédé-esque s'appelle Hugues Barthe. J'en ai déjà parlé pour ses ouvrages Dans la peau d'un jeune homo et Bienvenue dans le Marais . En cherchant ses autres bouquins (c'est pas facile de trouver des choses éditées "confidentiellement") je suis tombé sur ... l'auteur lui-même qui vend sur un site dédié. Alors naturellement je lui ai envoyé un petit mot et j'ai reçu en retour un chouette message qui m'a mis de bien bonne humeur. Autant que la dédicace qu'il a jointe à son colis, bien sympa elle aussi. Voilà pour l'anecdote. Je l'ai même invité à me contacter si d'aventure il passe près de chez moi. A suivre qui sait si j'aurais le loisir de lui faire parapher un de ses bouquins.


Miss Come back est l'histoire d'une chanteuse "sur le retour" que son manager essaie de relancer en la mettant à la Une de l'actu. Comment? En lui faisant raconter aux médias sa vie avec son fils ... gay. Le procédé consistant à rappeler au bon souvenir d'un lointain public une de ses anciennes stars par une histoire n'ayant rien à voir avec le talent de la dite star et abondamment utilisé par la presse people est ici présenté avec le cynisme juste nécessaire. Le vrai fils gay sera d'ailleurs remplacé par un faux fils (gay aussi) mais plus "présentable" et médiatique.

C'est drôle, bien dessiné, cynique (bis) à souhait et plein de légèreté. Décidément je l'aime bien Hugues.

Hugues Barthe - Miss come back

samedi 14 février 2009

Tu es grand...

... furent ses premiers mots dans l'ascenceur.
Après un tel départ, je ne me faisais déjà plus beaucoup d'illusions sur la suite de la soirée ;o)
De fait. L'appartement bien situé mais sans doute été agencé par maman, pas assez aéré et fourmillant des signes d'une maniaquerie que je ne connais que trop bien. Les fringues entraperçues loin des standards de quelqu'un de 35 ans. Une attitude timide et une soumission maladive. Et à l'horizon aucun des éléments d'accroche que je recherche. Le reste fut à l'avenant. Banal. Malgré les quelques espoirs que la discussion préalable avait suscités. Next one.




Le reste de la journée fut heureusement plus satisfaisant. Le soleil et le froid vif restent les éléments climatiques qui me mettent de la meilleure humeur. J'ai été frappé, en longeant le Palais Royal du décalage entre d'un côté, les touristes (souvent asiatiques ou anglo-saxons) se faisant tirer le portrait devant les grilles du majestueux Palais et de l'autre côté des pavés, l'exposition transport XX faite de 1600 portraits de juifs déportés vers Auschwitz en 1943. Cette abomination est tellement ancrée en nous que nous en finissons par la trouver banale, l'accepter comme un fait dans notre vie. Peut-être que ma douleur est liée au fait que j'appartiens moi aussi à une minorité, celle-ci me permettant de comprendre l'émotion des survivants. Somme toute j'ai ressenti de l'émotion à la vue de ces visages innocents pour la plupart souriant et sereins placardés sur les grilles du parc. Alors que la foule marchait dans la plus grande indifférence. Je me bats contre les prosélytismes de tous ordres, mais je n'en ai pas moins une conscience.

mardi 3 février 2009

Pseudo émotion

Quand on arrive à prendre du recul sur les choses, on se rend compte de la véritable nature des autres. Il n'est pas question de chercher le requin dissimulé sous un masque d'ange mais simplement de voir les gens tels qu'ils sont, une fois qu'on a réussi à sortir du magnétisme qu'ils exercent sur soi. Et l'on cherche les petits éléments probants, les détails, les souvenirs qui viennent étayer les doutes. Et l'on agrandit le trou, on creuse plus profond. On ressent parfois de la colère, ou de la déception, ou les deux. Mais il faut aussi toujours se rappeler que pour avoir été abusé, il a fallu se laisser faire, être naïf voire aveugle. Sinon ça ne peut pas arriver. Au final, force est de constater que celui qui profite de l'autre ne fait qu'utiliser un terrain fertile à souhait et qu'on ne peut pas vraiment lui en vouloir. D'autant que souvent les signes sont perceptibles depuis longtemps mais qu'on a bien entendu refusé de les regarder en face, il est si facile de ne rien voir et de laisser la solitude se nourrir de faux-semblants. Et il est si rassurant de croire en l'autre.

lundi 2 février 2009

Les ensembles contraires


Il y a des découvertes pour lesquelles on remercie le ciel. Et quand ce sont des cadeaux, on en reste émotionnellement touché pendant longtemps. Parce que le geste s'associe à un sentiment, l'objet se lie à une personne, les histoires s'entremêlent et se confondent.
J'ai donc reçu ce livre pour mon trente et quelquième anniversaire l'année passée, de la part de Co'. Qui sait toujours choisir les choses avec une grande finesse (sous-entendu pas comme moi lol) tout en prétendant "ne rien y connaître" -moi non plus, avant d'avoir lu ... je n'y connais rien ;-) -. Je l'avais laissé un peu de côté, non pas par manque d'envie mais une simple gestion des priorités de lecture et du temps. J'en achète plus que je n'en lis alors forcément, ça traîne ...
Ce week-end je l'ai entamé et immédiatement, j'ai su que ce serait une belle découverte. Et je n'ai pas été déçu.
Cette BD imposante (200 pages quand même) et d'une finition remarquable raconte donc l'histoire d'une rencontre. J'allais dire "pour une fois on ne parle ni d'amour ni de sexe" et ce n'est pas tout à fait vrai. On y raconte la rencontre entre les deux auteurs de ce livre (autobiographique donc, ce qui fait la force du livre) qui devient une formidable histoire d'amitié, si forte que je voudrais écrire histoire d'amour. Mais on peut pas hein? C'est entre deux garçons (horreur! malheur!) et en plus ils couchent (même pas) ensemble (savent pas ce qu'ils perdent). Non ce sont deux jeunes garçons (hétéros donc) que l'on suit au travers de leurs histoires respectives mais surtout de la formidable amitié qui les lie, celle qui pardonne tout, qui accepte toutes les concessions, qui survit à tout et qui est réciproque. Celle dont on rêve tous mais que peu rencontreront. Le tout est raconté et dessiné de manière admirable. Bref c'est un vrai "presque chef d'oeuvre" de la BD dont je parle. Et la bonne nouvelle? C'est qu'une suite est prévue ;-) Un must.
Les ensembles contraires : Première partie

vendredi 30 janvier 2009

Le Journal de Fabrice Neaud


J'avais souvent entendu parler de ce journal présenté sous forme de BD mais n'avais même pas eu l'occasion de le feuilleter. Et pour cause, c'est assez difficile à trouver, l'éditeur étant de taille modeste et les exemplaires en circulation peu nombreux voire inexistants.

J'ai néanmoins acheté les deux premiers tomes d'occasion, pour un prix dérisoire. D'ailleurs si quelqu'un voit le tome 3 disponible ... je meurs d'impatience de le lire même si j'ai vu qu'une nouvelle édition était prévue cette année (j'attends la réponse au mail que j'ai envoyé à l'éditeur et à Amazon :-) )

J'ai pris une vraie claque en lisant ceci. L'auteur est homo (oui je sais je suis monocentré) et se raconte tel qu'on le ferait dans un journal mais en y ajoutant le dessin qui donne une belle intensité aux propos. Il y a du texte, le dessin est de type "encre de chine" en noir et blanc mais la grande simplicité de l'oeuvre lui apporte une épaisseur sans commune mesure. C'est noir, teinté de mélancolie et d'impression de vie ratée mais c'est beau et profond. Ce qui fait la différence entre un écrivain et quelqu'un qui écrit c'est bien la façon de faire passer les sentiments. Et ici on est face à une véritable réussite. J'ose d'ailleurs ajouter que les dessins n'apportent pas grand chose à l'oeuvre. Enfin, si ils permettent à Neaud de dessiner ses fantasmes masculins et d'innombrables portraits de ses amoureux. Mais bien que de grande qualité, ils ne sont que pretextes à l'écriture. La qualité de l'oeuvre c'est bien entendu le rendu de la tourmente dans laquelle le "héros" se trouve, son questionnement continuel, la douleur lancinante qu'il ressent à chaque instant, ses problèmes existentiels ... bref ce qui participe à notre différence.

Le journal de Fabrice Neaud

dimanche 25 janvier 2009

Amazon

Un petit post sérieux sur Amazon qui est LA boite que j'aurais voulu créer si j'avais eu l'idée de génie de le faire (no comment please :-)) )

Je lis que le 15 décembre dernier, 72 produits auraient été commandés toutes les secondes sur Amazon, soit plus de 6,3 millions d'unités sur 24h. Le distributeur américain a indiqué avoir enregistré une « saison record » pour les fêtes de fin d'année. Certains jours, Amazon aurait livrés plus de 5 millions de produits dans les 210 pays couverts.

Mais qu'est-ce qu'ils ont vendu chez Amazon? On trouve en tête les écrans LCD HDTV Samsung, les iPod d'Apple, les netbooks d'Acer et la fameuse wii. (ce qui somme toute relative la soi-disant crise mondiale économique et financière dans laquelle nous sommes jusqu'au cou et qui va affamer des millions de gens ... )

Pour figurer le tout Amazon indique que le poids de tout les GPS vendus sur la période atteint l'équivalent de 151 Mini Coopers, soit plus de 183 tonnes.

Dans le même article, on apprend enfin que chaque année, 1,5 millions de colis sont "perdus" (volés) par la poste. Au moins certains ont trouvé un moyen de faire face à cette crise économico-financière (voir supra) qui nous affamera tous d'ici peu et nous mettra au même niveau que l'Ethiopie une année de secheresse ... (si c'est vrai, ils le disent tous les soirs à la télé!)

samedi 24 janvier 2009

La Reine Margot



Une des plus célèbres figures de l'Histoire de France Marguerite de Valois (que l'on connait bien sous le nom de Reine Margot et sous les traits d'Adjani dans le film du même nom) fait l'objet d'une très belle série de BD.
3 volumes dont je viens de terminer le dernier et qui content l'histoire de Margot épouse du roi de Navarre.
La BD a la noirceur qui sied à cette page terrible de l'histoire. Les luttes religieuses et de pouvoir, de même que le libertinage excessif y sont racontés avec beaucoup de crédibilité et de justesse. Et une bonne manière de raffraîchir ses connaissances parfois ... lointaines :-s

On se demande quand même ce qu'ils faisaient à part comploter, faire la guerre et coucher avec tout ce qui bouge ;-)
Pour ceux qui aiment l'histoire et la BD, aucun de doute, c'est à se procurer!
La Reine Margot

mercredi 21 janvier 2009

Vive la fête chez Com.com




Chez Com.com on fait la fête en fin d'année. Enfin c'est plus souvent en début d'année pour fêter la fin de l'année d'avant. Mais c'est pareil. On fait ça le week-end. C'est bien, ça nous permet de voir nos collègues un peu plus que simplement 5 jours sur 7. Comme ça on a pas le temps de les oublier entre le vendredi et le lundi.
Et puis c'est tellement bien de passer un peu de temps avec les collègues en dehors du bureau.
La Com.com Party est obligatoire. Ou presque. Mais ce n'est pas du travail! C'est-une-fê-te. Qu'est-ce qu'on y fait? La fête.
Elle se déroule, comme toute bonne fête, le soir. Enfin comme on s'ennuie tellement entre le vendredi et le lundi, Com.com avance l'heure de la fête. On se retrouve pour une avant fête. Avec des trucs de dingues de bon goût pas beauf' du tout. Karaoké, patinage, bowling, cuisine collective, grande roue, bref que du bon. Rien à dire, on sait s'amuser et se laisser aller chez Com.com!
Ensuite on peut boire un verre. Oui quand même. Parce que pas de fête réussie sans Martini. Je m'égare. Donc on boit un verre ou deux ou plus. Avant d'aller diner. Le dîner est généralement bien. Oui on sait vivre chez Com.com et on ne manque jamais une occasion de se délecter de mets de qualité. Ensuite on danse, enfin on peut danser. Là certains cherchent déjà des yeux la sortie histoire de pas trop perdre de temps. Mais faut se méfier. Les remarques du genre "tu es parti bien tôt" (c'est pas obligatoire mais c'est mieux si tu y es jusqu'à 5 heures du matin. Ou les "je t'ai pas vu danser" (attention, il faut se rendre ridicule à tout prix dans le cadre du team building Com.comien).
La suite consiste à s'extraire discrètement des festivités pour par exemple aller poursuivre la soirée ailleurs. Le mieux étant de prétexter "un anniversaire horrriiiiblement ennuyeux auquel on doit absoooolument faire une apparition, mais promis, on revient ensuite ...". L'alcool aidant, personne ne se souviendra du honteux mensonge.
Chez com.com il y a aussi une culture de l'après-fête.
"Tu te souviens l'année dernièèèère, à la fêêêêêêête?
Euuuuh oui ..."
Parce qu'il faut garder cette saveur irremplaçable jusqu'à l'année prochaine, le jour tant attendu de la prochaine fête. Ca va être long !!!

samedi 17 janvier 2009

50%


Ce week-end fut bas de gamme. Hormis les soldes pour lesquels le moins 50% est bienvenu (histoire de saturer un peu plus les armoires) le reste a été à la hauteur de la saison. A moitié satisfaisant. Déjà vendredi soir alors que la semaine avait été plutôt bonne je me prenais un scud-boomerang au boulot. Pas bien grave je pense mais qui montre les limites de son pouvoir dans une boite. Et de la confiance qu'on peut susciter aux hautes instances. Certains ont toujours raison quels que soient les faits et les preuves. C'est ainsi. Enfin je ne suis pas bien inquiet, plutôt gavé de ces histoires à répétition.
Pour le reste, les rencontres qu'elles soient rapides ou moins, dans des chambres d'étudiants ou des hôtels de classe du centre ville me laissent de plus en plus un goût amer, d'inachevé, voire de tristesse. C'est bien entendu moi qui me dirige vers ce type de relation qui n'est finalement qu'une fuite en avant inutile et grotesque. Les discussions avec D. me plaisent. Pourtant nous ne nous sommes pas vus. Depuis qu'il a ignoré ma propositon de venir le voir l'autre soir en emportant ma brosse à dents "au cas où" (ben oui j'ai une bonne hygiène dentaire moi) je n'ai pas relancé le sujet. Lui non plus. Il a peur je pense, qu'à mon tour je le nie, qu'il ait laissé passer son tour. Et pourtant je suis bien contraint de le laisser venir à moi. Je ne suis quoiqu'il en soit pas pressé. Je l'ai croisé virtuellement tout au plus deux heures ces derniers jours et cela ne me suffit pas à m'emballer. Il fut un temps où le quart du tiers de ce qu'il m'a dit m'aurait fait grimper aux rideaux. Terminé. J'ai payé les conséquences et cela m'a servi de leçon.
Finalement les soldes ce n'est bien que sur le haut de gamme ...

mardi 13 janvier 2009

Bien dans son époque



Ce soir était une bonne soirée. Y avait Koh Lanté à la télé. Avec plein d'anciens candidats dont Romuald que je me souviens avoir reluqué sous tous les angles lors de son passage il y a quelques années. Un peu empâté le beau Romu mais toujours aussi sexy. Une belle motivation pour regarder les épisodes à venir, surtout s'il continue à mettre son short blanc moulant. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis aussi un grand fan de Koh Lanta, même quand il y a des filles :-)

Moi qui ne regarde que très peu la télé et pourtant ce n'est pas faute d'être équipé ... je loupe plein de trucs dont la pub en général et pourtant j'en suis fan.
Et là j'ai vu la nouvelle pub Twingo (voir ci dessus le lien YouTube). Rien de révolutionnaire dans la façon de montrer une voiture mais il faut quand même souligner l'audace de vendre une bagnole avec un message de ce genre. Bref on aime, on aplaudit et on encourage les marques à se montrer moins pudibondes et bien pensantes toutes empreintes de considérations judéo-chrétiennes et de religiosités diverses qu'elles sont. Et on dit que l'on vit avec son époque et les différences des autres. Et que le monde gouino-pédo-bi-transgenres est une réalité qu'il faudra bien commencer un jour non pas à montrer mais à regarder comme telle.

lundi 12 janvier 2009

Les réunions chez Com.com



Je sais pas si on produit de la bonne qualité chez Com.com. Mais on se réunit pour en discuter. Ca oui. Et puis on discute beaucoup, on termine pas la discussion alors il faut recommencer. Et bien évidemment comme on recommence ... on recommence. Et on termine pas faute de temps.

Des fois on termine mais on décide pas. Alors on se réunit pour décider. Et avec de la chance on termine de décider. Ouf.

En général on a pas d'ordre du jour. On se réunit avant tout pour se réunir. Ensuite pour dire quelque chose. Enfin pour prendre des décisions. Comme on a pas d'ordre du jour, on a pas non plus de compte rendu, ce qui complique la réunion suivante. Car on ne sait plus ce qu'on a pas décidé la fois d'avant.

Une fois par semaine, il y a la réunion des grands chefs qui est LA réunion des réunions. J'y suis convié évidemment huhu. Là on a même à boire et à manger. Une de nos conversations favorites est le choix du traiteur. On compare le pain, la garniture. "La semaine passée c'était moins gras" "Oui mais il y avait trop de salade dans mon sandwich" Bref on s'échauffe au début de la réunion. Et puis ça évite de parler de choses sérieuses la bouche pleine, ce qui, avouons-le ne se fait pas. Même chez Com.com.

Autour de la table, mes trois amis incontournables et grands chefs dans leurs domaines respectifs. Les grands manitous sont là aussi, ben oui on mange gratos non je blague :) c'est avant tout pour eux qu'on fait la réunion des grands chefs. Il y a aussi ma collègue favorite qui s'occupe bien de tous les grands chefs et enfin la directrice des gros sous qui même si elle ne comprend rien nous fait profiter de ses commentaires éclairés. Quant à la qualité de la nourriture surtout.

Au cours de la réunion des grands chefs chaque grand chef est supposé annoncer aux autres grands chefs des choses importantes. Moi j'ai toujours l'angoisse de la feuille blanche parce que je ne prépare jamais rien. Faut dire que je suis le dernier de la liste et que je suis censé parler au moment où commence la digestion et que plus personne n'en a vraiment grand chose à faire. Parfois je me fais surprendre, on change machiavéliquement l'ordre et je dois parler au début. Gloups. Damned. "Euh oui mais euh comment dire alors voilà la semaine dernière nous avons eu une réunion et nous avons discuté et je vais vous faire part des résultats de la discussion" Ouf je m'en sors bien. De toute façon comme on a rien décidé lors de la dite réunion ... je vais pouvoir les laisser discuter à leur tour et j'aurais fait mes 5 minutes participatives. En général on se quitte sans rien avoir décidé, mais en ayant beaucoup discuté. Et on sait qu'on va recommencer la semaine suivante. Avec un peu de bol, on aura changé de traiteur, j'espère que ce sera l'italien.

Les réunions sont le coeur du système chez Com.com. Pas une journée sans qu'on nous dise "On se fait une petite réunion?" Pire on nous reproche parfois "de ne pas avoir fait notre réunion" sous-entendu que chaque grand chef, en sus de la réunion des grands chefs doit faire des réunions bilatérales avec le grand manitou ou avec d'autres grands-chefs. Pour préparer les autres réunions bilatérales, voire la réunion hebdomadaire des grands chefs.
Rien à dire, chez Com.com, on sait communiquer!

mercredi 7 janvier 2009

Reprise

Depuis trois jours je comprends pourquoi au nord de l'Europe il ne se vend presque pas de voitures comme la mienne. Parce que ça roule pas si le sol est pas sec. Autant cette voiture est stable et sécurisante même à (très -huhu-) grande vitesse, autant sur un sol gelé c'est la cata. J'ai failli me vautrer plusieurs fois. Ce soir encore. Et quand c'est bloqué sur la neige, ben c'est bloqué :s Bon c'est un problème de riche et de luxe, mais c'est mon blog je raconte ce que je veux.
Reprise en fanfare du boulot. Si le premier jour était un peu du n'importe quoi tant les gens avaient du mal à s'y remettre, depuis lors nous avons tous replongé dans la folie ambiante. Et ça pulse. Je me force à rester zen et aujourd'hui j'ai été plutôt bon à ce petit jeu. Somme toute cela nuit à la clarté (déjà peu claire) de ma position. Enfin bref, les problèmes éternels.
Retour de vacances de D. On se cherche, nul doute qu'on va se trouver. Pas mal discuté avec lui ces derniers jours (ces dernières nuits devrais-je dire). Nul doute que l'animal m'intéresse et cela semble réciproque. Après, tant que l'étincelle ne se produira pas lors de la rencontre tout ceci sera vain.
Je me souviens d'une belle phrase qu'avait écrite P. J'ai gardé ce mail. C'était il y a une éternité, en 2001... et ça disait qu'il fallait attendre pour savoir s'il y aurait un petit tressaillement le jour de la rencontre, si l'on ressentirait quelque chose dans la poitrine, et que même si le menu avait l'air apétissant on ne sait rien tant qu'on y a pas goûté. Je m'y tiens donc et attends de le rencontrer. Je pense qu'il faut rester très terre à terre et ne pas oublier qu'une rencontre n'est que la mise en présence d'intérêts mesurables. Donc si la balance penche du bon côté ça peut le faire. Dans le cas contraire bye bye. G me disait l'autre jour que quand je parle de relation (ou de mecs), on dirait que je lis les termes d'un contrat de prestations de service :-) Ben il avait pas tort, je pense d'ailleurs que c'en est un ;-)
Somme toute si je regarde au cours des deux dernières années les seuls mecs qui ont suscité chez moi de l'intérêt étaient soit en couple, soit pas intéressés soit dans des problèmes que j'avais tout sauf l'envie de partager avec eux. Là nous n'avons rien de tout ça. Je n'ai pas encore pu chercher de près les vices cachés mais avouons que c'est plutôt de bon augure...

samedi 3 janvier 2009

Vive la reine


Etrangement c'est dans cette période de calme absolu et de refus de participer aux célébrations en tous genres que je ressens le plus la solitude. Sans doute la quiétude de la ville et de mon environnement immédiat y est-elle pour beaucoup, moi qui aime tant "être dans le speed" qu'il soit professionnel ou autre. Je me rendais compte à quel point depuis quelques jours j'avais eu besoin d'être surbooké alors que finalement, ce répit bienvenu aurait juste dû me permettre de me légumiser bien au chaud à l'abri des regards ... Peut-être aussi quelque part de savoir que les autres font la fête (ou font semblant) ...

Ceci dit avec le retour de vacances de A. puis la visite de ses amis T. et E. la journée fut des plus agréables et de thé en galette des rois, nous avons pris du plaisir aux joies simples, à discuter et passer du temps "à ne rien faire". Ca change.
Et puis je guette un signe de la part de D. qui devrait rentrer ce week-end (les initiés auront noté que je ne donne pas plus de précisions :o) ). Là encore pas trop d'attentes déraisonnables mais une petite voix au fond de moi qui me dit que celui-ci pourrait avoir deux-trois trucs qui me permettraient d'envisager la possibilité d'un embryon de relation. Oui j'ai appris à être prudent :s
Mais quand même, on va pas laisser passer sa chance.
Serait-ce pour 2009? Ambitieux, mais il reste encore 362 jours! ;-)