jeudi 27 novembre 2008

Ken je t'aime

En voilà une déclaration.
Elle s'adresse à un auteur que je lis depuis toujours, enfin peut être pas toujours mais trèèèèès longtemps, depuis que j'achète des livres je crois. Je ne sais pas combien de bouquins ni de pages l'énergumène a écrit mais j'ai TOUT lu . J'ai toujours aimé lire mais je me demande si ce n'est pas l'objet que je trouve jouissif plutôt que son contenu. Je n'emprunte pas les livres, je les achète, et ne les prête jamais ou presque ...
En ce moment je lis donc un roman de Ken Follett et j'adore. Cet auteur a le don de me faire revenir aux livres chaque fois que je les délaisse trop longtemps. Il suffit que je lise quelques pages et la magie opére, je suis prêt à dévorer la suite, et tout ce qui me tombera sous la main par la suite.
J'ai d'ailleurs tellement conseillé cet auteur que tous mes amis, famille et connaissances diverses ont lu. Et aimé. Je ne connais personne par exemple qui puisse dénigrer le chef d'oeuvre qu'est "Les Piliers de la Terre". Un ouvrage magistral (1300 pages quand même) mais une lecture qui devrait être rendue obligatoire.
Je suis tellement accro à cet auteur que je me suis déjà demandé ce qu'il se passera à sa mort, lorsqu'on attendra plus de nouvel opus à venir ....

mercredi 26 novembre 2008

Dérapage(s)

Mauvaise semaine. Lundi soir c'est B. qui cumule les pépins qui m'appelle à près de minuit pour que je le conduise aux urgences après une chute sur le verglas précoce. Bilan rassurant, ce n'est qu'une (grosse) déchirure musculaire. J'en suis quitte pour une nuit quasi blanche, n'ayant rejoint mon lit qu'à 4 heures du matin. Je suis content d'avoir fait ma b.a. et le bon samaritain (encore une fois) mais j'en paye les conséquences depuis lors, difficile de récupérer.
Aujourd'hui c'est moi qui ai dérapé verbalement. A raison je n'en doute pas. Mais avec la mauvaise personne. Et le fait de l'avoir "collé au mur" ne me sert à rien, je m'étais juré de ne plus jamais perdre mon sang froid. Too bad. L'histoire s'est terminée dans la plaisanterie sans apparent dommage mais je m'en veux. Même si j'étais à bout.
Décidément la fatigue et le stress ne me vont pas bien ces derniers jours et me prodiguent de bien mauvais conseils.

lundi 24 novembre 2008

How go you? By foot!


Après les aventures jouissives de Robert ayant acheté un téléphone portable, que pouvait-il se passer dans la vie des Bidochons? Les voilà ... internautes. Le 19ème album de la série vient de sortir et c'est à mon avis l'un des plus réussis, digne des meilleurs tomes de la saga. Certes je suis un fan conquis et donc jamais déçu. Mais celui-ci est quand même de haut vol. Robert qui surfe, envoie des mails (à mourir de rire) attrape un virus et répond aux vendeurs chinois de sacs Vuiton!
Et tu connais un pharmacien américain toi?
Bref pour les fans et les autres, rien à ajouter sauf qu'il faut absolument acquérir cet album !!

samedi 22 novembre 2008

Tout cela devait mal finir

Je vois depuis quelques temps un charmant couple (de garçons) de la riche et résidentielle ville de W.
Et nous nous entendons bien. Sorties, bars, alcool (mais pas trop!) et ... le reste. Voici quelques temps une première altercation eût lieu dont je fus bien malencontreusement le centre. L'un reprochant à l'autre de m'accorder plus d'importance qu'à lui-même. Une fois le calme revenu, nous reprîmes nos joyeuses activités.
Las ... hier soir nouveau dérapage pour le même genre de remarque prononcé par l'un. Me voilà pris dans une querelle violente verbalement, on en vient aux mains. Je n'ai pas d'autre solution que de fuir cette scène, non que mon intégrité physique fusse remise en question (je ne suis pas partie prenante de la bagarre encore heureux!), mais parce que ça me saoule (grave) et que ne voulant pas les problèmes chez moi, j'en ai encore moins envie lorsqu'ils se produisent chez les autres ;-) .
Hormis l'anecdote force est de constater que 3 est et restera toujours 2+1 ... La suite pour le grand mathématicien que je suis s'écrira donc 3-1=2
PS Je suis vachement fier de la photo illustratrice :-s

dimanche 16 novembre 2008

15


Le roi des Belges (et non pas le roi de Belgique, nuance!) vient de fêter ses 15 ans de règne. Je me rends compte que j'aime bien la Monarchie. Certes la belge n'est pas très glamour et plutôt un peu poussiéreuse mais il en émane une sorte de rassurance et de quiétude. Dans ce pays quelque peu bousculé par les extrémistes séparatistes, la royauté reste le point d'ancrage nécessaire à la stabilité politique.
La discretion du souverain et la gentillesse de son visage en font un être profondément aimé et respecté par ses sujets, qu'ils soient Belges ou étrangers comme moi.
Vive le roi !

samedi 15 novembre 2008

Celbrity killed the cat


Secrètement je crois avoir toujours été fasciné par l'infime partie de la population que j'appelle les VIP (vi aïe pi), cela exerce sur moi une attraction certaine, plus qu'une curiosité (ne confondons pas tout, je ne parle pas de fascination pour le people à la Voici ou Closer, je parle "en général" des personnes reconnues). Cela n'a guidé aucun de mes choix personnels ou professionnels, quoique travailler dans la Com' implique irrémédiablement de faire partie de ce sérail, même de très loin. Je croise donc de temps à autre des gens que l'on qualifie de "connus" ou de ceux "qu'on voit à la télé" (et même des vachement célèbres des fois)

Mais il est des situations cocasses qui révèlent (une fois encore) mon affligeante médiocrité. Lors du diner avec B hier soir, je lui faisais part de mon énième rendez-vous avec H. charmant quarantenaire que j'ai rancontré, vu et revu depuis quelques semaines (le garçon en question étant "en couple" il n'est pas utile de spéculer sur l'évolution de ma relation avec lui ;-) ). B. grand connaisseur de la chose identifie immédiatement celui-ci comme étant un musicien célèbre dans sa partie, un des meilleurs apparemment. Bien entendu, je n'avais même jamais entendu son nom et sans doute encore moins ses interprétations. Du coup, hier soir en le revoyant et bien qu'il n'ait rien changé en rien, je le regardais un peu différemment. Je suis décidément une nouille affligeante ...

mardi 11 novembre 2008

De l'utilité du blog


Je viens de recevoir la note qui me permet de disposer (à moi tout seul) de mon nom de domaine célèbre s'il en est ;-) si joliment réservé par Co'.

Je me pose donc depuis quelques jours la question existentielle de savoir si je vais ou pas continuer à bloguer et de quelle manière. Halte au suspense, la réponse est oui. Mais je me demande bien entendu ce "à quoi ça sert". D'abord les lecteurs ne se bousculent pas. Mais après réflexion, quel intérêt pour un inconnu de lire ce genre de prose? Aucun. Dans ma quête j'ai retourné un peu le web ces derniers jours pour lire des blogs "comparables" j'entends par là en évitant ceux des adolescents pré-pubères qui mettent en ligne les "fotos de la meilleure copine qu'ils kiffent tro grav" (j'ai du mal à écrire cette langue pardonnez-moi) et ceux très pros qui se consacrent à un sujet sérieux ou à une revue de l'actu. Non j'ai lu des blogs qui parlent des gens qui les écrivent, de leurs vies, de leurs attentes. La plupart sont bien entendu pédés parce que c'est bien ça qui m'intéresse (bah oui quand même).

Du coup mes réflexions ont évolué. Au lieu de me demander si je vais continuer à coucher péniblement quelques posts inintéressants (après tout comme il n'y a pas de lecteurs je ne fais de mal à personne ;-) ) je me suis intéressé au contenu même des blogs. Et là j'ai reconnu plein de mes amis. Qui n'ont pas grand chose à dire, qui n'ont pas de mec ;-), et qui extériorisent leurs pensées sur ce genre de support (parfois avec beaucoup de talent que je qualifierais d'écrivain). Et finalement c'est bien ça l'utilité, pouvoir accoucher de quelque chose qu'on ne dirait pas ou du moins pas de la même manière. En espérant parfois que ce sera lu, souvent que non. Et je me dis que l'exercice, au delà d'essayer de construire un court texte m'a quand même permis d'exprimer certaines choses que j'avais en moi depuis trop longtemps.
Et de remercier ceux et celles qui par leurs commentaires m'ont parfois beaucoup plus aidé qu'ils ne l'imaginent.

lundi 10 novembre 2008


On a beau être régulièrement considéré comme un paradis sur terre, le cliché parfait avec plages de sable blanc, soleil et mer turquoise, on n'en est pas moins fragile et impuissant face aux éléments. Ainsi je lis avec stupéfaction que le premier pays victime du réchauffement climatique sera l'archipel des Maldives. Ces 1200 îles dont le plus haut point culmine à 2m30 au dessus des océans ne pourront rien faire pour lutter contre la hausse du niveau des océans (provoquée rappelons-le par la fonte des glaces de l'Antarctique elle-même causée par l'activité humaine via les rejets (entre autres) de CO² ).
D'un seul coup ce problème dont on nous rebat les oreilles devient on ne peut plus concret. Un pays va purement et simplement disparaître si l'on n'inverse pas le cours des choses. Celui-ci est emblématique mais je ne peux croire qu'il n'y en ait pas d'autres. Nous approchons donc lentement mais sûrement de l'heure de vérité.
Pragmatique et prévoyant, le président de ce pays a décidé de consacrer les milliards des recettes du tourisme à l'achat de terres en Inde et au Sri Lanka. L'Australie devrait suivre. Histoire de "reloger" ses habitants une fois que les eaux auront submergé l'île à jamais.

Rien n'est encore irrémédiable et il semble urgent de ne plus attendre ...

samedi 8 novembre 2008

Happy day, Happy life


Une soirée très réussie. J'avais rendez-vous hier soir avec P. (pour ceux qui ne suivent pas, le seul qui a le qualificatif de "ex" dans ma vie, celui avec qui j'ai eu une vraie histoire (d'amour oui) pendant plusieurs années). On ne s'était pas trop vu depuis deux ans, seulement croisé étant donné la proximité de nos lieux de travail. Et finalement "en raison des circonstances" il était bien normal que l'on se voie pour de bon. C'était simplement le bon moment pour ça.

Le temps a passé très vite tant nous avions de choses à nous raconter. Je suis assez admiratif de sa sérénité et de son calme, de sa maîtrise et de sa gestion des événements. La fermeté avec laquelle il a tout balayé, le matériel et tout le reste pour repartir sur des bases neuves et solides ne peut que susciter l'approbation, et l'envie. Franchement. Je ne dis pas cela car il passe parfois par ici ;-), mais parce que je le pense. Autant je le voyais sans cesse emprunter de nouveaux chemins plus ou moins étroits et cahotiques, autant cette fois j'ai eu l'impression qu'une vraie autoroute s'ouvrait devant lui. C'est très étrange de bavarder ainsi pendant des heures avec quelqu'un dont on connait chaque centimètre carré et se rendre compte qu'on découvre encore des aspects inconnus de la personnalité. C'est un peu comme si le vernis qui le recouvrait et le rendait opaque par endroits avait fini par voler en éclats et révélait la vraie nature oubliée depuis trop longtemps.

Finalement les nouvelles bonnes ou mauvaises n'avaient plus tellement d'importance, l'essentiel était le futur et le nouveau départ. Tout ceci est terriblement excitant et très prometteur. Un lever de soleil.

En rentrant chez moi le soir j'avais le sourire aux lèvres. Parce que je suis fier et heureux qu'il fasse partie de ma vie.

jeudi 6 novembre 2008

They had a dream

L'Amérique d'Obama, (le nouveau président pour qui débarque de Saturne) a quelque chose de fascinant. D'un côté l'audace avec l'élection d'un président hors normes et de l'autre, le puritanisme et le conservatisme religieux de l'interdiction du mariage homosexuel.
Je précise que je ne suis pas favorable au mariage gay. Je n'y suis pas défavorable non plus, je m'en tape. Je ne revendique rien et surtout pas le droit de "pouvoir vivre comme les hétéros". Voilà qui est clair. Ces gays qui participent à la farce et dont le mariage n'aurait besoin que d'une robe immaculée pour faire vrai me donnent envient de rire ... et me font fuir. Mais chacun son truc. D'ailleurs j'en connais, ils ont même fait leur voyage de noce et je ne parle tout simplement pas de ça avec eux pour ne pas qu'on se fâche ;-). Bref.
Ce qui est intéressant, c'est de regarder les statistiques. En Californie les démocrates arrivent largement en tête et c'est cet Etat qui refuse le mariage homosexuel. Ce combat est celui des démocrates face aux (baptistes) républicains depuis des lustres. Et plus surprenant encore, plus de 70% des électeurs noirs déclarent avoir voté contre cette possibilité, l'institut de sondage expliquant ce rejet par le fait que cette communauté est très pratiquante. C'est aussi la religion qui guide parfois les racistes de tout poil avec des slogans aussi intelligents et profonds que "Dieu est blanc" ... Un des préceptes de la Bible, celui qui recommande de ne pas faire à son prochain ce que l'on ne voudrait pas subire a tendance à être oublié ....

mercredi 5 novembre 2008

And the winner is ... !

Je me suis beaucoup intéressé aux primaires américaines, essentiellement démocrates. La raison, oserais-je le dire à présent est que je suis grand fan des Clinton et donc supporter (lointain certes) d'Hillary en son temps. Hormis cela, j'avoue que la victoire d'Obama est un non-événement tant elle était prévue et prévisible. Et parce que l'on doit se rassurer, Obama ou McCain, McCain ou Obama cela ne va pas changer notre vie. La différence sera sans doute notable en politique intérieure américaine (où après des années très à droite et très religieuses on en revient à un centrisme qui colle plus à la réalité du pays), nullement en ce qui concerne la politique internationale, au moyen orient par exemple. Qu'on se le dise. Et les médias qui ont présenté Obama comme un pacifiste versus un McCain va-t'en guerre sont des menteurs et des manipulateurs. Le discours est différent, les intentions (quasi) identiques. Cela dit, il n'en reste pas moins que l'investiture d'un noir au poste politique le plus important du monde est quand même quelque chose de notable. Encore que. Je me bats (verbalement) pour qu'on ne parle pas de tolérance mais d'indifférence envers les gays, je me dois de répliquer mon discours en ce qui concerne la couleur de peau. Enfin je dois dire que j'ai été un peu gêné ce soir en regardant les infos à la télé et en entendant un noir exprimer qu'il appartient désormais à la race supérieure (sic). Je trouve ce propos largement déplacé et ose espérer que ce n'est que le reflet d'une infime minorité. Il ne faut certes pas nier l'oppression subie par les noirs en Amérique (tout comme celle subie par les Juifs pendant la seconde guerre mondiale ou plus généralement toutes les atrocités vécues par les peuples Kurdes, Arméniens, Bosniaques ou Rwandais) mais éviter à tout prix d'en faire un argument marketing voire, pire, la justification de certains actes ou pensées...
Quoiqu'il en soit, l'élection d'un jeune président neuf à la tête de la première puissance mondiale est de bon augure pour essayer de faire bouger les choses sans être (encore) englué par les théories des appareils et de l'administration. Je lui souhaite bonne chance comme nous tous je crois car la tâche s'avère gigantesque.

dimanche 2 novembre 2008

Dans la peau d'un jeune homo

Ce livre n'est pas une vraie Bande Dessinée, je le qualifierais plutôt de "réflexion mise en dessin".
L'auteur Hugues Barthe dit avoir eu l'idée de ce livre lorsqu'il a eu connaissance des statistiques de tentatives de suicide chez les adolescents, ces dernières étant nettement plus nombreuses chez les homos que chez les hétéros. Et d'en conclure très vite que ce n'est pas l'homosexualité qui en est la cause mais bien l'homophobie...
On trouvera donc un grand nombre de situations que nous avons TOUS (enfin les pédés :o) ) vécues lorsque nous étions ados ou jeunes adultes. Le fantasme, l'attirance du mâle, l'insulte gratuite, les vestiaires du cours de sport (hum), la bonne copine, les questions relatives au coming out etc....
Bref c'est criant de vérité, touchant et extrêment juste. L'auteur sait bien de quoi il parle à l'évidence ;-). je recommande également la lecture de son blog notamment la page d'accueil très drôle en hommage/référence à Marjane Satrapi (dont j'ai parlé ici). Et si j'ose le dire, je trouve moi aussi qu'il ya des similitudes dans le dessin ^^
A se procurer d'urgence !!

dimanche 26 octobre 2008

Barbarie

Je suis toujours extrêmement choqué de lire ces histoires sordides évoquant les maltraitances d'enfants, enfin dans certains cas on devrait parler de tortures infligées par les parents à leur progéniture. L'affaire qui revient à la Une est celle du "petit Marc" qui a été battu à mort par son beau père pour une raison inconnue, hormis le fait que ce dernier était héroïnomane, cocaïnomane et grand alcoolique, excusez du peu. Le nombre de fractures et de brûlures retrouvées sur le corps laisse imaginer le calvaire que cet enfant a vécu.
Du coup toute la famille était au courant de ce qui se passait, enfin j'ose espérer qu'elle ne connaissait pas les détails sinon j'en déduirais qu'elle a participé au meurtre. Il s'avère que l'assistante sociale fait partie des accusés, coupable de ne pas avoir alerté les services sociaux alors que tous les signes de la catastrophe à venir étaient visibles.
Bref ce gamin qui n'a même pas eu le temps d'atteindre l'âge de comprendre les choses a payé de sa vie. Et le procès va s'attacher à trouver au dégénéré qui lui a servi de bourreau des circonstances atténuantes comme d'habitude ... Drôle de conception de la justice.

Grrrrrrr %#!?@!!


Je suis une nouille abjecte.

Hier je me rends à mon rendez-vous shopping/papote/matage avec Isa. Je marche avec entrain, bien décidé à ne pas être en retard. Je manque de me faire renverser par un molosse, plutôt gentil du reste, qui ressemble à un labrador autant que je m'y connaisse. Mes yeux remontent le long de la laisse, trouvent la main ... et arrivent sur un sourire pepsodent amusé... Je le connais. Lui aussi manifestement. Mais qui il est, son prénom, est-ce une connaissance pro ou perso (hum hum) je ne sais pas. Le trou noir. Je sais juste qu'il me plaît terriblement et qu'il a un physique et un charme qui me donnent envie de le haïr. Alors n'importe qui de normalement constitué aurait tenté d'en savoir plus, ou joué l'assurance. Non j'ai continué mon chemin. En me retournant je suis tombé à nouveau sur son sourire et il m'a lancé un "ça va?" voyant que je ne le reconnaissais pas. J'ai répondu oui et fait un signe montrant que je me souvenais finalement de lui. Ce qui n'était évidemment pas le cas.

Depuis lors tout m'est revenu, qui il est et les circonstances de notre rencontre. Ce qui me choque et me fait réfléchir au delà de l'anecdote c'est mon incapacité à communiquer, à faire demi tour pour aller lui dire bonjour, échanger 3 banalités, lui proposer un café. Bref ce qu'un humain non névrosé est censé faire dans ce genre de situation. D'autant qu'il venait de donner tous les signes positifs qu'on peut espérer recevoir. Je me suis tout bonnement enfui. Et qui dit fuite dit peur.

Il reste du travail ...

dimanche 19 octobre 2008

Autumn leaves

Grande joie de retrouver Bruxelles le dimanche. A vrai dire la ville me manque dès que je la quitte trop longtemps. Longue balade sous le soleil encore chaud. Un dernier soupçon d'été bien agréable en somme. Et puis ces couleurs, les feuilles tombées à terre, j'aime décidément beaucoup. Ces longues périodes de calme et de solitude sont devenues indispensables pour faire le vide, se resourcer et se préparer au tumulte professionnel. ceci dit je me trouve extrèmement calme et détaché depuis mon retour de vacances. Nul doute qu'elles furent profitables.
Rencontré J. ce samedi, par hasard. C'est toujours agréable de revoir les anciens collègues avec qui on a eu des affinités. Nous travaillons finalement dans le même cercle sans jamais nous croiser mais l'entente reste franche et cordiale. Ce retour vers le passé a fait repoindre une petite nostalgie comme toujours. Ce fut néanmoins bien sympathique cette discussion à batons rompus. La fin de journée fut plus scabreuse et après deux chapelles malheureuses et beaucoup de temps perdu, j'ai fait la connaissance de JF ... intéressant. Dieu seul sait si je le reverrai un jour mais les circonstances font que tout ceci restera un peu différent de ce que nous avons l'habitude de vivre. Et je me suis fait surprendre par ma propre audace à sonner chez lui alors qu'il dormait depuis un petit moment. En dehors de toutes les convenances que je m'oblige à respecter et pour voir de plus près à quoi ressemblait la chose. Aucun regret pour le coup. Néanmoins je ne suis pas dupe et je sais que ce qui nous a rapprochés au milieu de la nuit n'est jamais transposable à J+1. Dont acte.

lundi 13 octobre 2008

Journée de reprise. Ni triste ni enthousiaste, mais content de retrouver la "vie normale" et le boulot, si important à mes yeux. Et mes collègues dont certains étaient visiblement ravis de me revoir. La masse de choses à faire me fait un peu peur même si le stress n'a pas (encore) réussi à me gagner. De toute façon je dois me concentrer sur le reste de ma vie.
Drôle cette discussion qui m'est revenue à l'esprit ce soir. Nous parlions, il y a quelques semaines lors d'une soirée mêlant le professionnel et le privé de ce que nous faisions "en dehors" du bureau. L'un participe à l'organisation d'un festival de cinéma, l'autre prend des cours de chant, la troisième enseigne le stylisme et le dernier fréquente une salle de sport. Force est de constater que dans ce genre de conversation je n'ai rien à dire. Jusqu'à peu, je ne pouvais même pas parler de mes vacances c'est dire. Non que je me sente malheureux loin de là. Juste envie d'élargir l'horizon quelque peu étroit que je me suis trop longtemps imposé.

dimanche 12 octobre 2008

Allahaısmarladık Türkiye

9 nuits et quelques heures plus tard, me voilà de retour dans la vraie vie. Content de me retrouver chez moi également car les hôtels présentent cette caractéristique de rétrécir au fur et à mesure du séjour (surtout quand ils ne sont pas avares dans le kitsch ;-) )
Beaucoup de repos, très peu de contraintes, bref ce qu'il convient d'associer au mot vacances. Cette partie de la Turquie est jolie, propre, les gens y sont chaleureux et accueillants, la nourriture délicieuse, le tout dessiné pour le tourisme de masse qui offre l'avantage d'être accessible à chacun d'entre nous ou presque. J'ai respecté mes engagements de lire les livres et magazines emportés et me suis astreint à un minimum d'exercice, natation ou marche chaque jour. Par contre, honte à moi, je n'ai regardé les engins de torture de la salle de sport que de très loin... :-x
Et je n'ai même pas ressenti la tentation de me connecter afin de lire mes e-mails pro ou perso. Dix jours loin d'un PC ça fait du bien aussi (même si l'allumer fut une des premières choses que je fis en arrivant :s )
Pour le reste ... soleil (et observation en règle de quelques beaux spécimens) au bord de la piscine.
La cohabitation avec B. fut facile comme prévu même si nous avons chacun nos habitudes de célibataires et que les concessions sont parfois nécessaires. Mais c'est aussi une manière de se remettre en question que de partager son intimité pendant quelques jours.
Somme toute ce fut un séjour très réussi et j'en garde une impression plus que positive. L'envie de recommencer bientôt. Et j'ai pris beaucoup de temps pour moi, réfléchir à ma vie, à la direction que je souhaite lui donner en tous points. Parce que le temps passe vite et qu'il faut veiller à se booster ou se ralentir avant que les événements ne nous y obligent. Reste à voir comment ceci va se matérialiser dans les jours et semaines à venir.
Pour qui a déjà vu mes Nike et reconnaît cette partie de la mer Egée, voici la preuve que j'y étais.

jeudi 2 octobre 2008

Congés annuels


La maison sera fermée jusqu'au 13 octobre pour cause de congés annuels. Faudrait pas que mes 3 (2?) lecteurs soient perturbés par l'absence prolongée de signe de vie sur ce blog ;o)
J'ai passé une bonne partie de la journée à préparer mes affaires, trier, enlever, remettre, retrier ... bref je passe toujours un temps bête ave ce genre de détails, comme avec tout le reste. Mais j'y suis parvenu, un peu angoissé néanmoins d'avoir oublié quelque chose. lol
Je ne suis pas "extatique" à l'idée de ces vacances contrairement à certaines années. Je suis par contre plus que content de ne pas partir seul. A vrai dire si tel avait dû être le cas, je pense que j'aurais renoncé cette fois. Ou alors j'aurais fait autre chose. Mais le sea-resort de luxe seul, ça le fait définitivement pas. Par contre, l'idée d'un transat au soleil, lunettes sur le nez et écouteurs aux oreilles me réjouit au plus haut point. J'ai même pris une bonne résolution, tester les machines barbares de la salle de sport. Oh my God! Enfin réponse à mon retour pour savoir si j'aurais eu le courage ;-)
Pour le moment, je vais essayer de cumuler quelques heures de sommeil, le taxi devant passer me prendre à 3.30 du matin, oui mais quand on est motivé, on ne compte pas :-)

Back soon ....

mardi 30 septembre 2008

Branle-bas de combat



Beaucoup trop de dossiers à terminer, de mails à traiter, de paperasses à trier, de gens à rencontrer.
Encore une journée de boulot et ce sera le break. Et dans deux jours je serai prêt à prendre mon avion. Ouf. j'en ai bien besoin. je pense avoir légèrement présumé de mes forces à reculer sans cesse le moment de faire cette pause. Mais je me connais, l'idée d'être absent du bureau m'est insupportable, perte de contrôle, d'information et donc de pouvoir. Mais je gère ;-)D'autant qu'encore une fois je m'autocongratule sur les résultats atteints et me dis que je ne m'en suis pas trop mal sorti. Quoiqu'en disent les fâcheux que je n'écoute de toute façon pas (plus) et que je méprise en souriant. Finalement il est des personnages face à qui la zenitude est la seule arme et contre lesquels il ne sert à rien de lutter, tant la finesse de leur psychologie leur permet d'enfoncer encore plus l'aiguille là où ça fait mal, là où cela provoque une éruption hystérique en ce qui me concerne. Exercice pratique demain.Ces dix jours de recul vont être avant tout l'occasion de réfléchir sur moi et mon avenir. Je veux quoi? où? dans quel but? Tout ce que j'ai envie de contrôler et que je subis depuis un moment.
Ce qu'on appelle "crise financière" dans les médias me mettrait sur la paille si je devais vivre de mes rentes. Je viens de perdre plus de 80% sur certaines valeurs ... Et pourtant je suis résigné et me surprends à ne pas en être plus ennuyé que ça. Peu importe. L'avenir est de toute façon pavé d'obstacles, celui-ci n'est que mineur. Et pour faire oublier le tout j'ajoute des images du très bel endroit dans lequel je vais passer mes vacances. Il y fait 30° en ce moment :o)



samedi 27 septembre 2008

Win-Win

Voilà mon nouveau sujet de réflexion :o)
Comment faire qu'en toute occasion le résultat soit gagnant pour toutes les parties impliquées? Alors au boulot c'est relativement facile. Hormis les cas où la décision doit être prise "parce que c'est comme ça" on peut toujours discuter, négocier et trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Et d'ailleurs sans vouloir me vanter, je me trouve assez fin négociateur ou plutôt manipulateur. Faire admettre le mal en ayant pré-dessiné le pire reste une de mes spécialités. Me concernant il en va de même, j'arrive toujours à me fâcher "pour l'exemple" en sachant que je n'essaie que de retourner les décisions en ma faveur. Faites que mes supérieurs ne lisent jamais ceci :o)
Mais pour le reste? Comment faire en sorte qu'une situation personnelle soit acceptable par les deux parties? Je ne trouve pas la réponse. Je suis sans cesse en position de gagnant ou perdant... Plutôt perdant ces derniers temps d'ailleurs.
Semaine réussie. On avance au boulot et me soirées torrides (c'est le mot) avec A. et S. dont je suis le nouveau jouet pimentent le tout. Mais je sais que ça ne durera pas, je me lasse très vite et là, déjà ... j'atteins un premier pallier. Peu m'importe.
Côté professionnel, je commence à réussir à m'affranchir des commentaires de celui que je méprise au plus haut point et cela me fait du bien. Le détachement que j'affiche doit le rendre furieux mais que peut-il me reprocher? Rien. j'ai été pro jusqu'au bout des ongles et 100% détaché de ses commentaires émotionnels et blessants. Je ne dis pas que l'effort à consentir n'est pas surhumain, il l'est tant j'ai envie de l'insulter et de lui mettre mon point sur la gueule, tout non-violent que je suis. Un bon "va te faire foutre" m'emplirait de joie mais hélas je n'en ai pas le droit tant son statut le protège. Mais je l'aurai à l'usure... A moins que je ne réussisse à le rendre responsable le jour où je déciderai de partir. Idée machiavélique je l'admets mais tellement jouissive ...
Aujourd'hui (samedi) j'ai dû travailler et faire des "RP" mais finalement je me suis bien amusé. Et j'ai rencontré des candidats très intéressants. Notamment un jeune éphèbe fraîchement diplômé qui a eu des regards un peu trop soutenus pour n'être que professionnels. Oui je suis faible face à ce genre d'attitude.
Bref cela fait une semaine de 6 jours et c'est un peu trop surtout en ce moment. Néanmoins, la perspective de la côte Turque ensoleillée d'ici quelques jours m'aide à tout accepter. Oui parce que je suis sur le départ après 3 ans d'abstinence et deux années sans congés. Et franchement pour la première fois, je suis impatient d'aller faire la crêpe au soleil.