dimanche 24 août 2008

Participe passé

Vu. Ma famille cette semaine. Je tiens le rythme qui consiste à leur rendre visite souvent ces derniers temps. Comme toujours le plaisir fut partagé et intense de se retrouver. Même la pluie, les files interminables sur l'autoroute pour cause de travaux n'aurons pas réussi à gâcher le plaisir.

Reçu. Plein de jolis cadeaux et cartes pour mon anniversaire. Je suis toujours étonné de la justesse des choix de mes amis. Rien ne tombe jamais à côté de la plaque et j'ai été vraiment gâté.
Entendu. Beaucoup de gens au téléphone ces derniers jours. Dont Isa qui semble tout à fait heureuse de sa décision. Même si j'ai des doutes quant aux effets secondaires pour le reste de sa vie, je souhaite bien évidemment qu'elle ait fait le bon choix et que cela change sa vie dans le bon sens. En tout cas chapeau, tu es forte, moi je l'aurais pas fait ;-)
Lu. Que Pierre est en train de plier bagages. Pour la bonne raison, celle du coeur. Tu es venu ici pour moi, il y a déjà longtemps, tu en pars pour un autre, c'est bien. Ca ne m'étonne pas, tu n'es pas de ceux qui se fixent. Certes nous ne nous voyons presque jamais (et pourtant le hasard nous fait quasi cohabiter professionnellement) et c'est bien normal. De quoi parlent deux "ex"? De leur boulot? de leurs aventures et rencontres? Non ça n'intéresse personne. De leurs projets? Non plus puisqu'ils n'ont pas su en faire ensemble. Et pourtant ce départ cadenasse un peu plus une relation déjà terminée depuis longtemps, cela la place plus définitivement encore dans le passé. Je sais que nous nous reverrons dans le futur, car s'il y a bien une personne contre laquelle je n'ai aucun grief et que j'aime c'est bien toi. Ce sera à l'occasion, quelque part. Ce départ me fait finalement prendre conscience de mon propre immobilisme. Prends soin de toi et bonne chance (et l'on se voit avant le grand départ bien entendu ;-) )
Ressenti. Comme un coup de massue, un truc qui nous happe et essaie de nous attirer sous terre. Hier soir, je devais voir J. Il m'avait dit qu'il me contacterait via msn lorsqu'il serait rentré. Et là d'emblée il m'annonce le truc qu'il "faut" que je sache. Il est séropositif. Son attitude tout au long de la semaine m'avait intrigué. Il avait lancé des indices et j'attendais la révélation. Je pense que je savais, que j'avais compris. Mais c'est le genre de choses que l'on refuse de regarder en face à moins d'y être contraint. Forcément ça change la donne. Je ne suis pas un salaud, mais je ne suis pas suicidaire ni fou. Entamer une relation avec quelqu'un qu'on sait potentiellement malade (parce qu'il ne l'est pas comme chacun sait) n'est pas raisonnable. Il le sait, je le sais. je peux lui offrir toute mon amitié, mon soutien mais rien d'autre, c'est comme ça. C'est l'extra-terrestre que je voulais rencontrer, mais comme tous les extra-terrestres, il doit s'en retourner sur sa planète. Il n'y a rien que je puisse faire à ça. J'ai eu envie de pleurer hier soir. Non pas pour un amour déçu, je ne suis pas amoureux de lui, j'aurais aimé pouvoir envisager de le devenir, mes détracteurs les plus solides auront compris la différence ;-) Mais pour le gâchis, pour lui. Il ne demande rien, juste qu'on le laisse tranquille, avec sa douleur. Je lui en ai voulu quelques minutes, parce qu'il ne me l'avait pas dit avant. Et puis, j'ai réfléchi, je ne sais pas comment je ferais moi à sa place. Donner des leçons est facile quand on est pas dans le sujet. J'ai passé la nuit avec lui, comme avec beaucoup d'autres et je n'ai pris aucun risque, comme toujours. Statistiquement, j'en ai surement rencontré d'autres qui ne connaissaient pas leur état ou n'en ont jamais rien dit. Donc je ne crains pas pour ma propre santé, merci le latex... Nous sommes tous potentiellement sujets à un nombre incroyable de problèmes de santé, en équilibre sur un filin tout au long de la vie, seule diffère sa largeur et la force du vent qui menace de nous faire tomber. Ceci dit je ne suis pas de ceux qui souhaitent provoquer les bourrasques, mon côté terre-à-terre en toutes circonstances me sauve donc la mise.

vendredi 22 août 2008

Satisfaction personnelle



Discussion avec une future collègue qui est née le même jour que moi mais un an plus tard.

Moi "Nous sommes nés le même jour"

Elle "Vraimeeeeent ??? Incroyaaaaable !!!!" "Mais tu dois être bien plus jeune que moi!"

Moi (inside) Yesssssssssss

Ouais il m'en faut peu et alors? ;-)

jeudi 21 août 2008

Special Kind of Feeling

T'ignorer? Tout de suite les grands mots. Je me terre et m'enfuis dans le travail pour ne pas penser à ma vie.
Wow celui là il faut le ferrer non?
PS 100% Pure Belgian Music !!




dimanche 17 août 2008

39


Non ce n'est pas le nombre de médailles remportées par l'équipe olympique belge (qui pour le coup fait le même résultat que Laure Manaudou, ce qui semble pas mal lorsqu'on écoute mes chauvins compatriote journalistes français ... enfin je parle de Laure Manaudou quand elle nage, pas quand elle montre son cul à la planète entière, là apparemment elle a du talent). Fin de l'aparté.

Une journée de plus, une année de plus. 39 ans aujourd'hui. Alors ça fait quoi? Ben euuuh. Ca fait rien quand un collègue de 35 ans pense que je suis plus jeune que lui ah ah ah ;-)
Sinon c'est l'occasion de parler à ma mère qui m'amène pour une rare fois au bord des larmes en me disant qu'elle se souvient de ma naissance, que cela fait si longtemps mais que cela reste si clair à son esprit. Et je ressens cela comme une nostalgie du temps qui passe, inexorablement. Je l'aime de tout mon coeur, bien plus que mes mots ou visites ne peuvent le laisser imaginer. D'ailleurs j'irai la voir vendredi et passerai du temps avec elle.
L'occasion aussi de recevoir une multitude de messages, cartes réelles ou virtuelles, sms, appels téléphoniques ... J'ai eu droit à tout. Maman, Chris ma soeur et ses filles, mon autre Chris, Isa (courage pour mercredi!), Bertrand, Alex, Pat, Anne, Kat' ... soyez remerciés du fond du coeur de cette petite attention finalement si importante. Les petits présents aussi qui m'ont touché ou beaucoup fait rire (Mais oui, Bodyguard reste un film culte à posséder :o) ).
Et puis la journée fut apparemment bonne pour d'autres... j'attends les détails! Oui je suis une vilaine curieuse.
Enfin, j'ai reçu des nouvelles de J. l'extra-terrestre. Joli message dans lequel je comprends à demi-mot que bien entendu il veut me revoir, mais que dans sa période de "coeur d'artichaut" c'est dangereux. Belle maladie que voilà. A suivre assurément. Que dire de plus que son souvenir m'obsède depuis deux jours? Ceux qui me connaissent auront compris.
Avoir écrit ces quelques lignes m'a redonné un peu de gaité, je me suis senti déprimé toute la journée. Sans doute penser à ceux que j'aime est-il salvateur.
En illustration, une de mes cartes d'anniversaire :o)

samedi 16 août 2008

E.T.

Il fallait bien que ça arrive. La rencontre avec un Extra Terrestre.
Hier soir, après de longues et vaines tentatives d'organiser l'une ou l'autre rencontre foireuse, je tombe sur J. qui m'invite à passer chez lui. J'accepte bien entendu, comme toujours non sans avoir "vu" à quoi il ressemblait. Surprise, il est plutôt mieux que sur les photos, ce qui n'est généralement pas le cas, j'imagine que nous essayons tous de cacher les vilains défauts qui nous défigurent et essayons de nous avantager si tant que cela soit possible en bons humains que nous sommes ... finalement. La soirée peut être qualifiée de grandiose et je le quitte au petit matin après avoir longuement discuté avec en tête le désir de le revoir aussi vite que possible. Extra Terrestre il l'est à mes yeux tant il me semble différent de la collection (infinie) que j'ai commencée. Son regard sur le pas de la porte alors que la nuit devient moins noire me dit que "peut-être" cette fois les protagonistes sont sur la même longueur d'onde. Persistance rétinienne.
La compagnie de mes deux trublions favoris n'a pas chassé ces images et idées de mon esprit tout au long de la journée. Las, mon sms de ce jour lui disant que j'espérais le revoir très vite n'a pour le moment pas suscité la moinde réaction...

mardi 12 août 2008

Poulet aux prunes


Une BD qui se déguste.
J'avais entendu beaucoup de bien sur Marjane Satrapi, une scénariste iranienne qui écrit et dessine en noir et blanc. Je sais à présent pourquoi.
Voilà un conte tout à fait original sur un musicien qui, ayant cassé son instrument favori et ne réussissant à le remplacer, décide de se laisser mourir.
Au delà de la fable, de la relation entre l'artiste et son instrument, on est plongé dans l'émotion tout au long de ce livre. Il est assez rare que la Bande Dessinée y parvienne à ce point. On n'oubliera pas l'évocation des événements politiques en Iran à la fin des années 80 qui participent au réalisme de l'histoire. A se procurer d'urgence !

dimanche 10 août 2008

Ben, Jerry et Quinoa


Non ce ne sont pas les prénoms de mes amants du week-end ;-) mais le menu de ce soir, en la charmante compagnie renouvelée de A. Ces rendez-vous sont devenus réguliers et je dois l'admettre bien agréables. Nous parlâmes mecs, sexe (comme toujours!), amour bien entendu mais aussi et plus largement de la vie, nos attentes, nos espoirs. Et force est de constater que le chemin demeure long et accidenté. En même temps, quand je regarde le nombre de mecs que je connais et qui vivent la même situation, c'est relativement alarmant. Je faisais la réflexion à A. qu'hormis une ou deux exceptions qui ne méritent même pas la citation tant elles furent brèves, je n'avais, depuis la fin de mon histoire avec P. eu aucune relation "sérieuse", ne serait-ce que de quelques semaines. La simple joie d'attendre un coup de fil, de se donner rendez-vous dans un resto ou de choisir un film ensemble. Et A. d'abonder dans mon sens. Lui non plus. En même temps je suis difficile et je revendique la liberté de choisir et de refuser d'être mal accompagné comme le dit le dicton. A bon entendeur ;o). Loin de me mettre la pression ou de me déprimer ceci n'en reste pas moins ... fatiguant. Et triste quand même.

Le show médiatico-politique a débuté à Pekin et plutôt que d'avoir envie de vomir devant le spectacle, j'ai décidé de rester stoïque, indifférent mais ne manquant pas de donner mon opinion dès que le sujet sera abordé. La Chine renie constamment les droits de l'homme et il faut bien que cela se dise et se sache, si beau soit le feu d'artifice et si disciplinés soient les figurants. Rien d'autre à ajouter sur le sujet, ah si! Bush, Merkel, Brown et consors ont tous reçu le Dalaï Lama ...
Nouvelle semaine de 4 jours seulement, avec la satisfaction de retrouver ma meilleure collègue, celle que je souhaite à tous d'avoir tant elle est professionnelle, gentille, efficace et indispensable. En un mot formidable comme je le lui ai dit. C'est ça aussi le boulot.

jeudi 7 août 2008

I never wanted to use macramé to kill!


Journée mi figue mi raisin. D'un côté une visite toujours sympathique au Parlement Européen bien que Ghost Town à cette époque de l'année. Suivie d'un déjeuner avec N. ancienne boss et pour autant véritable presqu'amie (c'est une nouvelle catégorie dans laquelle je mets les gens qui sont plus que des connaissances mais pas encore de ceux à qui je raconte mes états d'âme ou mes aventures sexuelles :o) ). Bons souvenirs, bon riz sauté aux légumes, bons plans pour l'avenir.

Puis retour à la réalité du boulot chiant de recrutement. Un moitié-fou qui se prend pour un artiste puis un juniorissime déguisé en collégien anglais arborant la plus affreuse cravate que j'aie jamais eu l'occasion de voir. Tout cela a eu le mérite de nous faire rire. Mais n'a pas fait avancer le Schmilblick. Il faudra donc recommencer demain et sans doute les jours suivants.

Enfin ce soir un sympathique dîner en compagnie de Divine et John Waters dans Polyester. J'avais eu l'occasion de voir le début de ce film en "Odorama" il y a quelques années chez mes parents. Je dois dire que j'ai bien ri aux pitreries des acteurs et au n'importe quoi élévé au titre d'art. Le tout en compagnie du non moins sympathique A. Bref soirée réussie. Et un vendredi qui précède le week-end qui précède lui-même une semaine de 4 jours ne peut être que bon :o))

mercredi 6 août 2008

Qui a étudié la courbe de Laffer?


Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir inventer pour pressurer un peu plus les contribuables? se demande chaque matin le (enfin la) Ministre des Finances? Histoire de contribuer un peu plus à la gabegie généralisée, érigée comme mode de fonctionnement national, ou pire de combler le trou danaïdesque de la Sécu? Voilà, ça y est, Eureka! je vais taxer le pauvre étudiant qui revend ses CDs sur eBay (je sais que je schématise mais j'aime les raccourcis abrupts et rapides)

C'est un fait. Les particuliers qui vendent sur eBay ou insèrent des liens promotionnels sur leurs blogs génèrent des revenus qui pourraient avoisiner les 5 milliards d'Euros dans les 5 ans. Alors certes, c'est tentant pour le pouvoir toujours à la recherche de deux sous pour faire un franc d'aller puiser dans cette manne.Dès lors, le plan pourrait consister à taxer à la source les ebayeurs français (ouf!) à hauteur de 13% qui incluerait taxes et prélèvements sociaux. De quoi bien entendu "aider la France à rattraper son retard numérique" comme pour la vente de musique dématérialisée par exemple ... (c'est du second degré hein? ;o) )


Je fais un rapide calcul : 5% du prix pour mettre en vente sur eBay, plus 5% de commission sur le prix final + 5% de commission si on me paye via Paypal + 1€ pour que Monsieur eBay-Paypal me vire mon argent + 13% de taxes et prélèvements à venir ...

Tiens finalement je vais jeter mon CD, c'est pas très écolo mais finalement ça me coûtera rien...
Merci à l'excellentissime Blog Ecotidien via Yahoo! pour l'illustration!

mardi 5 août 2008

30

Une rencontre qui mérite sa place ici.
Quelque part dans la riche province campagnarde (ou est-ce la campagne provinciale?) flamande aux portes sud de Bruxelles. Un couple (d'hommes bien entendu) qui présente la particularité d'afficher une différence d'âge assez étonnante de ... 30 ans. Soit respectivement 57 et 27 ans. Choquant pour le commun des mortels j'imagine.

Je me suis bien évidemment posé la question de ce qu'ils pouvaient vivre ensemble. Et la seule réponse que j'ai pu trouver ne me convient pas : ils s'aiment. Parce que tous les clichés sur la recherche du père, ou celle du fils ... certes. Mais l'attirance pour un homme plus jeune ou au contraire un homme plus âgé existe tout simplement. Et il suffit de se "promener" un peu dans le milieu (et d'ailleurs est-ce plus fréquent chez les homos que les hétéros? pas si sûr ...) fut-il virtuel pour s'en rendre compte. La chose qui m'a le plus marquée est la peur presque panique de M. de perdre son jeune compagnon. Il sait que plus le temps passera et plus il lui sera difficile de le garder à l'abri des regards. D'ailleurs c'eut été dommage, l'objet étant digne de contemplation ...

samedi 2 août 2008

Le Combat Ordinaire Tome 4

Quatrième (et dernier) tome de cette série de l'excellentissime Manu Larcenet. "Planter des clous" en est le titre. Manu est devenu papa tandis que le chantier naval où son père a travaillé ferme et licencie ainsi ses ouvriers. Une histoire banale certes (enfin disons que nous pourrions tous avoir la même famille, les mêmes soucis...) mais c'est cela qui la rend extrèmement attachante, criante de vérité. On est parfois triste ou ému mais ce qui ressort le plus est la grande tendresse que l'on ressent pour Manu et sa famille.
L'occasion de relire l'entièreté de la série ou de se la procurer d'urgence pour ceux qui ne l'ont pas encore ;-)

mercredi 30 juillet 2008

100 !

Centième message laissé sur ce blog, un performance à n'en pas douter, me connaissant... De quoi se retourner sur certaines insignifiances. En même temps cela permet de se rendre compte que certaines choses changent et d'autres sont immuables. Je cotoie toujours les mêmes personnes (bon signe) et déteste toujours autant les autres ;-) Je travaille toujours autant et mes rencontres sont toujours aussi pathétiques, toutes intenses qu'elles fussent. Mais sans lendemain ou sans surlendemain, en tout cas sans avenir.
J'envie parfois ceux qui, bien établis, en viennent à singer la vie que j'exècre, bien établie qu'elle est entre les repères que la société nous impose mais qui ne sont pas les miens quoique la raison puisse me dicter parfois.
Aujourd'hui fut une bonne journée contre toute attente. Déjà, la soirée d'hier, inattendue avec la délicieuse M. en mangeant une pitta, puis une glace chocolat-stracciatella assis sur les pavés de la Grand place m'avait rappelé le plaisir des choses simples. Petite coupure dans une semaine intense de stress. Et cela a continué malgré l'accumulation des soucis d'ordre logistique au boulot.
Je me rendais compte cet après midi que je prenais plaisir à la moiteur des bureaux, à la souffrance infligée par la chaleur et les picotements du soleil sur la peau . Pas de masochisme loin de là, simplement le bonheur de vivre un peu cette saison qu'est l'été. Et c'est bien agréable finalement.
Que cela n'empêche pas d'avoir une conscience et les nouvelles semi-rassurantes de l'état de santé de V. ont agi comme un coup de massue depuis quelques jours. Le peu de croyance qui me reste t'est destiné.

lundi 28 juillet 2008

Friends


Je ne suis pas très prolixe ces derniers temps. Manque de temps, manque de motivation aussi.
Sensation de se répéter ou plutôt que les scènes de la vie se répètent à l'infini. Alors que le boulot va mieux (bien) c'est sans doute de l'autre côté que les questions existentielles se posent. Il est urgent de comprendre à quoi sert tout cela. Les nombreuses rencontres des derniers mois ne me laissent qu'une sensation de vide plus intense à chaque fois. Même si je ne regrette jamais rien. Au contraire, j'assume et j'en redemande.
Vu ce week-end le So British P. accompagné de son ami (et le mien!) A. Joli moment. Un peu intello parfois mais tellement intéressant. Notamment de voir comment les mentalités peuvent différer de chaque côté de la Manche sur des sujets pourtant censés nous réunir. A refaire. D'autant que le déjeuner, chez moi, fut des plus réussis (ne nous méprenons pas, je ne parle absolument pas de mes talents de cuisinier ou même d'une tentative quelconque en ce domaine :o) ) Je vais donc orner ce message de l'Union Jack en guise de célébration de l'amitié franco-britannique ;-)
Et puis la semaine qui s'annonce, bien que chargée professionnellement, sera agrémentée d'une soirée avec M. et D. mes fidèles amis et ex-collègues.
J'aime ce rituel que nous avons instauré il y a plusieurs années déjà. Certes le groupe s'est peu à peu réduit, déménagement des uns, paternité des autres, éloignement plus ou moins volontaire... mais notre noyau a toujours cette même fraicheur et nous apporte cette réelle joie de nous revoir à chaque fois, pour des moments trop courts et trop rares. Mais c'est bien ainsi, la rareté fait la chèreté des choses. Nous sommes tous nostalgiques de ce temps révolu car nous savons que nous avons vécu une expérience (professionnelle) unique. Et puis D. est et reste une sorte d'idéal masculin à mes yeux, mon amoureux platonique comme j'aime à le considérer. Il n'est pas sot, il comprend je sais qu'il y a un petit quelque chose en lui qui ne me laisse pas indifférent. Pour sûr un bon moment en perspective.
Et qui sait si les jours prochains ne m'apporteront pas une jolie surprise? Qui sait?

dimanche 27 juillet 2008

We feed the world

Encore un documentaire! Oui c'est par périodes ... ;-)

Celui-ci nous emmene dans les coulisses de l'agro-alimentaire, du petit pêcheur ou paysan cultivateur de blé à la multinationale de la World Company.

Et démontre, au fil des images de quelle folie les hommes sont capables afin de faire du profit. Car c'est de cela dont il s'agit. Comment les marchés imposent leur loi aux producteurs et comment ceux-ci sont contraints de s'y plier. Semences transgéniques, élevages en batterie tout est bon pour toujours produire plus et moins cher. Au détriment de la qualité et de la sécurité alimentaire dira-t-on. A voir notamment le chapitre concernant l'élevage et l'abattage des poulets. Edifiant et presque drôle tellement cela paraît irréaliste. Une scène qui devrait susciter des vocations végétariennes ... Quoique l'histoire de la tomate (qui ressemble à une parfaite balle de plastique) qui parcourt des milliers de kilomètres en camion depuis l'Espagne pour être mangée aux 4 coins de l'Europe me laisse dubitatif ...
Les multinationales de l'alimentaire en viennent à dicter les modes de consommation en uniformisant les produits. Le film se termine d'ailleurs sur une interview surréaliste de Peter Brabeck le PDG de la première société agroalimentaire mondiale Nestlé. Pour remettre les choses à leur place, on dira néanmoins que c'est son rôle.
J'ajouterais que comme toujours, ce genre de film représente, outre un vecteur d'information, l'opinion de ses producteurs et réalisateurs et qu'il est donc prudent de ne pas en faire une religion ;-)
Néanmoins, c'est un documentaire qui se regarde comme une fiction et qui doit nous aider à nous rendre compte de ce à quoi nous participons tous chaque jour ...

lundi 21 juillet 2008

Nationale feestdag


Enfin trois jours de répit puisqu'une semaine après la fête nationale française ce fut le tour de la belge ce lundi. Qui présente à peu près autant d'intérêt que sa soeur jumelle à mes yeux. Si ce n'est le défilé de jeunes et beaux militaires ;-) et l'octroi d'un jour de congé supplémentaire ... Je n'ai pas pu profiter des premiers et me rattrape donc sur le second (lol).

Je suis assez infidèle à ce blog ces derniers temps. Non que rien ne me fasse réagir mais j'ai simplement un peu moins de temps et une certains anxiété à l'idée de m'étaler davantage. Une impression assez curieuse. Serait-ce une rechute vers la tentation de l'enfermement? Je ne pense pas, mais je me surveille ...

Ce week-end fut en tout cas pour le moins chargé, saupoudré de quelques rencontres, si pas hygiéniques en tout cas sans lendemain... Un peu de shopping et une terrasse venteuse avec Isa, un dîner avec B. et ensuite une réunion familiale dominicale. Petit comité cette fois ci mais toujours aussi agréable d'être avec mes parents. Chaque fois que je les vois, je pense au moment où ils ne seront plus là ... Mon père ne manque jamais d'ailleurs de rappeler son âge comme si le fait d'avoir atteint les 70 ans lui avait définitivement fait prendre conscience qu'il est entré dans la dernière partie de sa vie. Il y pense beaucoup, je le sens. Ma mère au contraire fait preuve d'une énergie insoupçonnée et d'une confiance absolue en tout.
J'ai profité de ce lundi pluvieux pour me remettre au visionnage de SFU et je dois avouer y avoir pris un grand plaisir. Comme pour tout, je me lasse très vite des choses (et des gens?) et la pause m'a permis de me rendre compte à quel point cette série est réussie. Un nouveau collègue, très sympathique, m'ayant apporté spontanément quelques DVDs (parce que je lui avais demandé d'où venait une affiche dans son bureau) j'ai passé le reste de l'après midi avec Stanley Kubrick à revoir Full Metal Jacket et découvrir le Docteur Folamour. Ce dernier étant une belle découverte cinématographique. Que ne l'ai-je vu plus tôt!
Demain il faut reprendre le chemin du bureau et même si mon goût pour le travail, notamment le speed qui l'accompagne ces derniers temps ne s'émousse pas, j'avoue que j'aurais bien prolongé de quelques heures ou jours ce petit week-end d'insouciance.

PS J'ai toujours trouvé que les logos "circonstanciels" de Google étaient très bien faits et très à propos. Je ne résiste pas à utiliser celui de la page google.be de ce 21 juillet pour illuster ce post ;-)

mardi 15 juillet 2008

Super size me!

Séance DVD avec un docu plus que sympa.


Super Size Me (intraduisible mais faisant référence aux menus "Super Size" de chez McDo) est l'enquête d'un journaliste Morgan Spurlock qui a décidé, face à l'accroissement des problèmes liés à l'obésité aux Etats-Unis, de démontrer que les fast foods (Mc Donald's, Burger King et autres Kentucky Fried Chicken) de par la nourriture qu'ils vendent, en sont les principaux responsables.


Comment? En décidant de ne se nourrir, un mois durant, que de fast food (matin, midi et soir) et en acceptant systématiquement le menu Super Size si celui-ci lui est proposé ... Il sera pour l'occasion suivi par différents médecins, généralistes, nutritionnistes, psys etc.. Et l'on assiste au quotidien de Morgan (dont la petite amie est végétarienne !! ) et toutes les phases par lesquelles il passe. Euphorie, manque (la nourriture est addictive, surtout celle-ci), dégoût etc ainsi que la courbe de son poids et ses analyses sanguines.


Verdict sans appel : le fast food (ou junk food soit nourriture pourrie) à haute dose crée (très rapidement) des problèmes de santé et de prise de poids.Un film drôle et divertissant sur un sujet grave. Pour ne pas sombrer dans l'angelisme, on ajoutera que ce film est monté "à charge" contre McDo et qu'il ne peut être considéré comme pleinement objectif. Le journaliste a quand même pris la peine d'y inclure un client quotidien de McDo qui y mange plusieurs Big Mac par jour depuis des années sans avoir aucun problème de poids ni de santé majeur.


A voir tout en gardant néanmoins un oeil critique. Il est certain que si l'on prenait le cas d'un perigourdin qui s'empiffre de magret et de foie gras à longueur d'année, le résultat serait assez semblable ... Comme toute chose, seul l'abus semble-t-il est nuisible à la santé ;-)

dimanche 13 juillet 2008

14 Juillet

Regarder les préparatifs de la Fête nationale française me fait prendre conscience de mon peu d'attachement à ce pays dont j'ai (et garde) cependant la nationalité. Je ne me sens, loin de là, pas fier d'appartenir à cette nation. Cependant, je ne me considère pas non plus belge, même si j'aime ce pays et ses habitants de tout mon coeur. La nationalité, si peu importante qu'elle soit, reste en fait le seul point d'attache à ses racines et les miennes ne sont pas ici. C'est dans ce pays que j'ai fait ma vie avec tout ce que cela implique: amours, amitiés, repères ... J'y suis solidement ancré. D'ailleurs je me rends compte tristement que je n'ai aucun ami d'enfance. J'en avais, et de bons. Les kilomètres, nos divergeances, notre incapacité à se rappeler à l'existence de l'autre nous ont éloigné, à jamais j'en ai peur. Sans aucun regret pour certains mais avec une nostalgie marquée pour d'autres.
Pourquoi est-ce que je pense à ça aujourd'hui? Sans doute le coup de blues que je traine depuis quelques jours. Malgré l'occupation intense, le cerveau travaille en toile de fond. Et la fatigue physique accroit encore cette sensation. J'avais juste envie ce week-end de partager quelques instants avec quelqu'un qui me connaisse par coeur, histoire de me laisser aller un peu et pour une fois ne pas me soucier du regard des autres. Loupé. La rencontre avec le sexy et gentil R ne m'aura fait oublier tout cela que pour quelques heures. Il est pas libre, donc même si agréable, le moment restera sans doute unique.

La bonne nouvelle est que j'ai enfin réservé quelques jours de vacances, des vraies, au soleil. Il me faudra patienter jusqu'au début octobre pour en profiter mais c'est le mieux que je puisse faire vu les circonstances. Ce sera avec le fidèle B, sans surprise donc puisque nous sommes désormais de vieux amis et complices. Je m'en réjouis d'avance.
Et puis la semaine prochaine (le 21), ce sera la Fête Nationale Belge, une bonne occasion d'aller admirer les feux et de se mélanger à la foule !

dimanche 6 juillet 2008

5

Un post spécial avec 24 heures de retard mais pas grave, il le vaut bien. Cela a fait 5 ans hier que j'ai arrêté de fumer. L'envie est encore là, lointaine mais sournoise. Je sais qu'au grand jamais je ne dois ne serait-ce qu'approcher mes lèvres d'une clope, même pas pour faire semblant.



Je ne tire aucune gloire de ceci, j'aime juste en parler, pour démontrer au lecteur qui arriverait ici par hasard que c'est possible. Moi même je n'aurais jamais cru en être capable, tant j'aimais le tabac et fumer. Et lui dire que cette liberté de choix que l'on croit avoir en fumant est en fait bien au contraire une privation de liberté, une dépendance au geste, à la nicotine, à l'angoisse de se lever le lendemain sans avoir de clopes, celle d'oublier son briquet etc...



Cet "anniversaire" est comme tous les autres l'occasion de faire remonter à la surface des images, des souvenirs, qu'on avait totalement oubliés mais qui sont liés à l'événement.

Looking back over my shoulder

Mons - Grand Place - 6 Juil. 14.30


La rencontre était prévue. Elle fut plus que réussie. Au delà du premier échange de regards, toujours impressionnant et intimidant, la glace fut vite rompue, la couche froide étant pour le moins infime. Aidé en cela par mon légendaire sens de l'orientation et mon intuition qui nous conduisirent là où personne ne va, pas une âme, pas même un véhicule mouvant. Juste nous et la conversation qui fait son chemin. Retournant sur nos pas, nous nous sommes attablés à l'une des terrasses de la GrandE Place (qui certes n'a rien à voir avec celle de BruXelles ;-) ) choisissant "celle qui n'est pas orange ..."
Le soleil fit son apparition et nous pûmes profiter de ses rayons pour deviser gaiement de tout, de rien, de nous.
Le temps a filé. Trop vite. Et tant mieux, cela ne fait que nous conforter dans l'idée que cette rencontre n'est que l'une des bases de quelque chose que nous avons entamé à distance il y a des mois déjà.
Mons est finalement une bourgade plutôt agréable, Chris est une fille formidable, même si nos styles de vie sont bien différents. Et c'est cela qui apporte de la richesse à la relation. Et puis on s'habitue tellement aux rencontres qui n'ont d'autre but que l'assouvissement des désirs physiques que n'avoir aucun enjeu autre que celui de passer du bon temps est finalement bien agréable.
J'avais apporté LE souvenir incontournable et j'ai gardé de cette première rencontre deux jolis clichés. Symboles futiles peut-être mais nécessaires à la matérialisation de cette histoire.
A très bientôt, donc.

mercredi 2 juillet 2008

Tough

Journées, semaines, mois, tout se suit et se ressemble. Une charge de boulot exponentielle, une reconnaissance minimale, un avenir flou (disons non discuté) dans la réorganisation (positive) qui va s'opérer. En bref le contraire de ce que j'avais espéré pour l'été. Moi qui pensais améliorer ma technique d'écriture et poster davantage par ici... loupé :-(
Le seul point positif est que j'arrive à rester assez zen.

L'arrivée de A non loin de ma sphère professionnelle est aussi une bonne nouvelle. J'ai pas mal gambergé sur les conséquences et finalement cela n'a pas tellement d'importance. Il mérite cette chance qui lui est offerte. Et même s'il ne vient pas ici, je lui souhaite de réussir de tout mon coeur.

Rencontre assez troublante avec Fred quatrième du nom. La nuit que nous avons passée ensemble a tenu toutes ses promesses et plus encore. Le réveil fut difficile, j'aurais dû lui céder et terminer la nuit avec lui ... mais si je veux bien coucher, je ne dors par contre jamais le premier soir :o)
Le revoir le surlendemain avait quelque chose d'excitant et de terriblement intimidant. Je le voyais pour la première fois au grand jour, j'allais écouter son discours et observer ses gestes. Ce fut assez réussi ma foi et nous nous reverrons ce week-end. A suivre.